L’ambiance est électrique au Palais du peuple. Alors qu’une plénière est annoncée pour ce mardi 21 octobre, l’Assemblée nationale est secouée par une grève sèche du personnel administratif, qui réclame depuis plusieurs jours l’application de ses revendications salariales et sociales. Après un préavis de six jours resté sans réponse, les agents ont décidé de passer à l’action. Une décision sans précédent : c’est la première grève de cette ampleur dans l’histoire de l’institution.
« Nous n’avons reçu aucune suite concrète à nos revendications. Faute de considération, nous avons décidé de cesser tout travail jusqu’à nouvel ordre », a déclaré un membre du collectif du personnel en grève.
Malgré cette situation, le bureau de l’Assemblée nationale maintient la tenue de la plénière, une décision qui soulève de nombreuses interrogations : comment siéger sans le personnel administratif, pilier de la logistique et du bon déroulement des travaux ? Dans les couloirs du Parlement, l’inquiétude grandit. Certains élus redoutent déjà un blocage total des activités, au moment où la session budgétaire, cruciale pour la stabilité du pays, entre dans sa phase décisive.
Entre revendications légitimes et impératifs institutionnels, l’Assemblée nationale traverse une zone de turbulence inédite, où chaque geste comptera pour éviter la paralysie complète du pouvoir législatif.
Junior Kulele


