L’Union pour la Nation Congolaise (UNC) a mis fin aux rumeurs sur la désignation d’un successeur à Vital Kamerhe à la tête de l’Assemblée nationale. Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion extraordinaire tenue le samedi 18 octobre 2025 à Kinshasa, le parti de Kamerhe a clarifié sa position : aucun candidat n’a encore été désigné et toute décision dépendra des orientations du président Félix Tshisekedi, en sa qualité de Haute Autorité politique de l’Union sacrée de la Nation (USN).
Dans ce communiqué signé par le secrétaire général Billy Kambale Tsongo, la direction politique nationale de l’UNC précise que son président, Vital Kamerhe, « attend d’abord de recevoir les orientations de la Haute Autorité politique de l’Union sacrée avant toute décision » concernant la succession à la présidence de la chambre basse du Parlement. Le texte ajoute que l’UNC, alliée historique du président Tshisekedi, ne saurait poser des actes susceptibles de perturber le bon fonctionnement de l’Assemblée nationale. Une manière de calmer les spéculations et d’affirmer la loyauté du parti à la coalition au pouvoir.
Consciente de la montée des débats internes sur cette succession, la direction du parti a appelé « les cadres, militantes, militants, sympathisants ainsi que les députés nationaux issus des regroupements politiques AA/UNC et AVK2018 » à garder leur sérénité et à attendre les instructions du chef de l’État, qui reste le principal arbitre politique au sein de la majorité parlementaire.
En coulisses, la question de la succession de Vital Kamerhe, nommé récemment Premier ministre, divise déjà les rangs de l’UNC.
Plusieurs sources proches du parti évoquent une rivalité croissante entre deux figures : Aimé Boji Sangara Bamanyirue, actuel ministre de l’Industrie, et Jean-Baudouin Mayo Mambeke, ancien vice-premier ministre du Budget, tous deux pressentis pour briguer le perchoir. Cependant, la direction politique a tenu à couper court à toute précipitation : aucune ambition individuelle ne sera validée sans l’aval de la Haute Autorité de l’Union sacrée, une manière de rappeler que la discipline politique prime sur les calculs personnels.
Fidèle à sa réputation d’homme politique méthodique et fin négociateur, Vital Kamerhe semble jouer la carte de la concertation et de la prudence. Son parti, fer de lance de la coalition présidentielle depuis 2019, entend demeurer un acteur central dans la stabilité institutionnelle du pays, tout en évitant de provoquer des tensions internes ou des malentendus politiques au sein de la majorité.
En attendant les orientations de Félix Tshisekedi, l’UNC choisit la patience et la discipline, confirmant ainsi que, dans les équilibres complexes de la majorité, rien ne se fera sans l’accord du chef de l’État.
La rédaction de b-onetv.cd


