Présentée comme l’expression d’une position commune, la déclaration issue du conclave de Rome révèle déjà des divergences au sein de la C64. À Kinshasa, certains membres de la Conférence des présidents prennent leurs distances avec plusieurs points du document, faisant apparaître des désaccords sur la conduite politique de la coalition.
Dans un communiqué rendu public à Kinshasa, des membres de la Conférence des présidents de la C64 émettent des réserves sur certaines orientations retenues à l’issue de la rencontre de Rome. Ils rappellent que les décisions stratégiques de la coalition relèvent de la Conférence des présidents, soulevant ainsi la question de la légitimité des positions défendues au nom de l’ensemble de la plateforme.
Autre point de friction : le rôle que pourrait jouer le Présidium dans une éventuelle médiation entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila. Cette perspective suscite des interrogations chez les signataires, qui semblent vouloir encadrer davantage les prérogatives des instances dirigeantes de la coalition.
Les auteurs du communiqué élargissent également leurs revendications à la situation de Marley Vuvu, Prince Epenge et Stéphane Shiso, dont ils réclament la libération immédiate. Ces prises de position mettent en lumière les défis auxquels la C64 est confrontée : préserver sa cohésion interne tout en portant une ligne politique commune sur la crise congolaise et les perspectives de dialogue.
Rome a livré ses conclusions, mais à Kinshasa, leur portée divise déjà. Reste à savoir si ces divergences donneront lieu à une clarification collective ou si elles fragiliseront davantage l’unité de la coalition.
La rédaction de b-onetv.cd


