Le cancer du col de l’utérus est attribuable dans la grande majorité des cas à une infection persistante transmissible par contact sexuel. Face à cette réalité, le Centre Hospitalier Monkole ensemble avec l’université de Navarre d’Espagne vient à bout des statistiques avec des messages qui sauvent.
» Le centre hospitalier Monkole en collaboration avec l’université Navarre d’Espagne, en appui avec la zone de santé de Mont Ngafula 1 et le ministère de la santé organise un dépistage gratuit du cancer du col de l’utérus Cette campagne va aller du 18 au 30 juillet 2022 à Monkole. Nous invitons toutes les femmes dont l’âge varie entre 25 et 65 ans à venir se faire dépister gratuitement » a fait savoir le docteur Céline Tendobi, gynécologue et obstétricienne au centre hospitalier Monkole.
En République démocratique du Congo, l’incidence du cancer du col de l’utérus est estimée à 30-35 pour 100 000 habitants, une situation qui malheureusement coïncide avec un taux de mortalité élevée.
» Quand on parle de cancer, on se rend compte qu’il y a de cellules qui au lieu de mourir, elles ne meurent plus, il y a des cellules qui au lieu d’arrêter de proliferer elles ne prolifèrent plus, et defois prolifèrent de façon désordonner et exagérer. C’est dans ce cas qu’on peut avoir un cancer. Dans le cas du cancer du col de l’utérus, cette prolifération se déroule au niveau du col. Et si malheureusement la femme n’a pas eu l’occasion de se faire dépister et de permettre au médecin de voir ces lésions précancéreuses pour éviter qu’elles n’evoluent vers le cancer, la femme va se presenter avec de métrorragies qui sont des saignements anormaux. Et c’est vers le stade le plus avancé de la maladie qu’on trouve des signes encore beaucoup plus graves tels que les amaigrissements et autres symptômes qui si rien ne fait, peuvent conduire à la mort » a indiqué le docteur Tendobi
Pour éliminer le cancer du col de l’utérus en tant que problème de santé publique, la Stratégie mondiale a fixé le seuil à atteindre pour tous les pays, à savoir un taux d’incidence inférieur à quatre cas pour 100 000 femmes. Et pour y parvenir, chaque état devrait maintenir trois objectifs clés dont depister 70% des femmes au moyen d’un test performant avant l’âge de 35 ans.
Deborah Ngwala


