La clôture de la première mission de vérification du cessez-le-feu menée par le Mécanisme conjoint de vérification élargi (EJVM+) marque une étape clé dans le suivi des engagements sécuritaires dans l’est de la République Démocratique du Congo.
Déployée à travers plusieurs points névralgiques du Nord-Kivu et du Sud-Kivu notamment à Goma, Uvira et Minembwe, cette équipe d’experts de la CIRGL et de la SADC avait pour mandat d’évaluer sur le terrain le respect du pacte de cessation des hostilités et de documenter les violations signalées par les parties prenantes.
Des réactions contrastées sur le terrain
Sur le plan local, la fin de cette mission d’inspection suscite des réactions mitigées. Du côté des mouvements citoyens et de la société civile, tout en saluant le déploiement effectif de l’EJVM+ sur des axes sensibles comme Minembwe ou les environs de Goma, plusieurs acteurs insistent sur l’urgence de dépasser le simple stade des constatations pour exiger la publication rapide de rapports impartiaux suivis de sanctions contre les acteurs récalcitrants.
De leur côté, les autorités militaires congolaises perçoivent cette évaluation sur le terrain comme un levier indispensable pour exposer au grand jour les incursions régulières, la poursuite du soutien aux groupes armés et les non-respects répétés des lignes de front fixées par les processus de paix régionaux de Luanda et Nairobi.
Un soutien international affirmé
La démarche a reçu un appui diplomatique appuyé de la part des partenaires stratégiques de la RDC. Dans un communiqué officiel, la diplomatie américaine, ainsi que l’Union Européenne, ont salué le travail accompli par les inspecteurs de l’EJVM+.
Washington a notamment réitéré son appel au strict respect de la souveraineté congolaise et à l’application rigoureuse des accords de paix, qualifiant le rôle du mécanisme d’élément central pour restaurer la confiance, désamorcer les tensions transfrontalières et ouvrir la voie à un désengagement durable des forces belligérantes dans les Kivu.
DNY


