La ville de Kinshasa est de nouveau frappée par une recrudescence inquiétante du choléra. Depuis la fin du mois d’avril et le début de mai 2025, la capitale congolaise a commencé à notifier plusieurs cas de cette maladie diarrhéique aiguë, qui continue de faire des victimes en République démocratique du Congo.
Au 25 mai, les autorités sanitaires ont enregistré 11 cas confirmés de choléra dans la ville, dont un décès, portant le taux de létalité à 9,09 %. Ce chiffre, bien supérieur à la moyenne nationale, replace Kinshasa dans le top 3 des provinces les plus touchées en termes de mortalité, derrière le Sankuru et le Haut-Katanga. La situation est d’autant plus préoccupante qu’aucun cas n’avait été signalé dans les deux semaines précédentes, laissant espérer un repli de l’épidémie.
Les zones de santé de Makala et Kokolo figurent parmi les plus affectées par cette flambée. En réponse, un centre de traitement du choléra a été rapidement mis en place dans la zone de santé de Ngiri-Ngiri, afin de prendre en charge les malades et contenir la propagation du virus. Les autorités sanitaires appellent à la vigilance et à la collaboration des populations, notamment en ce qui concerne les mesures d’hygiène, l’accès à l’eau potable et la déclaration rapide des cas suspects.
Au niveau national, la RDC continue de faire face à une épidémie endémique de choléra. Depuis le début de l’année, 26 805 cas ont été rapportés sur l’ensemble du territoire, avec environ 542 décès, soit un taux de létalité moyen de 2,02 %. La maladie sévit dans 10 des 26 provinces, touchant aussi bien les zones rurales que les milieux urbains.
Face à cette situation, les autorités sanitaires congolaises, appuyées par leurs partenaires internationaux, renforcent les actions de surveillance épidémiologique, de sensibilisation communautaire et de distribution d’eau potable. Elles appellent également à un soutien accru pour renforcer les capacités de réponse dans les zones les plus vulnérables.
Alors que Kinshasa lutte pour endiguer cette flambée, la mobilisation de tous les acteurs — gouvernement, société civile, communautés locales — reste indispensable pour prévenir une propagation à grande échelle.
La rédaction de b-onetv.cd


