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Conflit dans l’Est de la RDC : L’accord de Washington n’a pas (encore) mis fin aux combats, la réponse de Tshisekedi depuis New York

6 mois ago
in Sécurité
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Conflit dans l’Est de la RDC : L’accord de Washington n’a pas (encore) mis fin aux combats, la réponse de Tshisekedi depuis New York
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Pourquoi, malgré l’accord de Washington entre Kinshasa et Kigali, la guerre se poursuit dans l’est de la RDC ? Le 27 juin 2025, la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda signaient à Washington un accord de paix, censé mettre fin à leur affrontement et contribuer à stabiliser l’est du Congo. Pourtant, des mois plus tard, les hostilités se poursuivent dans les provinces du Kivu, et le silence de l’“accord” sur le terrain est assourdissant. Depuis New York, où il s’est exprimé dans le cadre de l’Assemblée générale de l’ONU, le chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, est sorti de son silence pour expliquer les raisons du blocage et assigner des responsabilités.

L’accord signé entre la RDC et le Rwanda — souvent appelé “accord de Washington” — prévoit notamment :

Le retrait progressif des troupes rwandaises de l’est congolais sous 90 jours ; L’arrêt du soutien (officiel ou occulte) aux groupes armés que Kigali pourrait utiliser dans la région ; L’établissement d’un mécanisme conjoint de sécurité à créer dans les 30 jours pour surveiller la mise en œuvre du désengagement ; L’intégration conditionnelle et le désarmement des groupes armés non étatiques (notamment les FDLR) ; Et un volet économique : un “cadre d’intégration régionale” visant à articuler la coopération économique RDC-Rwanda, y compris des investissements américains dans les chaînes d’approvisionnement minier.

Ce que l’accord ne couvre pas — et ce qui le fragilise

Le M23, principal acteur rebelle opérant en RDC et largement accusé d’être soutenu par le Rwanda, n’est pas directement partie à l’accord. Il est engagé dans des négociations séparées avec Kinshasa sous médiation qatarie. L’accord repose en partie sur des conditions réciproques (par exemple, retrait rwandais conditionné à la progression de forces armées congolaises contre les FDLR). Cette asymétrie peut devenir un point de blocage si une partie estime qu’elle n’a pas encore rempli ses engagements.

Le texte lui-même manque de clarté sur les étapes de vérification, les calendriers précis, les mécanismes de contrôle indépendant, et la responsabilité en cas de non-respect. Enfin, il n’affronte pas la myriade d’autres groupes armés qui opèrent dans l’est de la RDC, en dehors des seuls M23 ou FDLR. Le paysage sécuritaire congolais est extrêmement fragmenté, avec plusieurs milices locales, groupes d’autodéfense, et alliances fluctuantes.

Donc, l’accord Washington, même s’il est un pas diplomatique significatif, ne pouvait pas en lui-même régler tous les acteurs, tous les fronts, ni résoudre instantanément les méfiances profondes. Lors d’une interview à New York, en marge des travaux de l’ONU, le président Tshisekedi a fait des révélations importantes sur l’état du processus de paix et les obstacles présumés. Voici les principaux éléments qu’il a relayés :

Il accuse Kigali de “manœuvres” pour retarder la paix : selon lui, le cessez-le-feu tarde parce que le Rwanda feint de retirer ses troupes tout en continuant à les soutenir secrètement. Il affirme que les troupes rwandaises continuent de fonctionner sur le sol congolais, en apportant appui aux supplétifs du M23 contrairement à ce que Kigali prétend officiellement. Il suggère que Kigali cherche à gagner du temps pour que la crise s’aggrave et pour affaiblir la position de Kinshasa sur le terrain. Il doute que le Rwanda respecte véritablement ses engagements, malgré la pression diplomatique qatarie et américaine.

Tshisekedi a averti que les médiateurs qataris et américains ne pourraient pas indéfiniment « tolérer » les manœuvres rwandaises destinées à prolonger le processus. Il insiste dans ses propos sur le fait que le gouvernement congolais est prêt pour la paix, mais que l’autre partie (Kigali) doit faire preuve de sincérité.

Un autre volet important de ses interventions à New York porte sur les ressources minières et leur rôle dans la paix. Tshisekedi a demandé que le partenariat entre la RDC et les États-Unis (et plus largement le cadre Washington) lie de manière plus explicite les minerais stratégiques à la stabilité et au développement :

Il soutient que l’accord de paix ne doit pas se réduire à une cession de ressources au bénéfice d’intérêts étrangers, mais qu’il doit être un échange : minerais contre développement (infrastructures, énergie, industrialisation). Il veut que les investisseurs américains dans le secteur minier soient liés à des engagements de développement durable, de transformation locale et de renforcement de la valeur ajoutée sur place pas simplement d’extraction brutale. Enfin, il rappelle à la communauté internationale que la RDC ne “négociera pas à vil prix ses ressources”, il refuse que les minerais congolais soient « mis aux enchères » aux États-Unis ou ailleurs.

À la lecture de l’accord de Washington et des déclarations récentes de Tshisekedi, plusieurs raisons convergent pour expliquer pourquoi les combats perdurent dans l’est de la RDC : Non-retrait effectif du Rwanda / soutien continu au M23. Si le Rwanda continue d’apporter un appui discret aux forces du M23 (logistique, armement, encadrement), cela rend l’accord caduc sur le terrain ce que Tshisekedi dénonce comme des “manœuvres” destinées à retarder la paix.

L’absence de participation directe du M23 à l’accord. Comme le M23 n’est pas partie à l’accord Washington, il ne se sent pas lié par ses dispositions, ce qui complique la mise en œuvre des dispositions de désarmement ou de cessez-le-feu. Le retrait rwandais est prévu “sous 90 jours”, sous condition que certaines étapes de désarmement soient respectées. Si l’une des parties estime que l’autre n’avance pas suffisamment, elle pourrait suspendre sa propre mise en œuvre, provoquant un effet domino de blocage.

Manque de mécanismes de vérification indépendants fiables. L’absence ou la faiblesse des dispositifs indépendants de surveillance et de sanction (observateurs neutres, transparence, audits) rendent l’accord vulnérable aux faux-pas ou violations, sans que des recours crédibles soient assurés.

Multiplicité des groupes armés et complexité locale. L’Est de la RDC n’est pas seulement le théâtre du conflit entre FARDC (armée congolaise) et M23. De nombreuses milices locales, groupes d’autodéfense, alliances opportunistes, et conflits fonciers ou identitaires agitent la région. L’accord bilatéral avec Kigali n’est pas calibré pour résoudre ces conflits périphériques.

Incompatibilité entre discours et volonté réelle (méfiance). Tshisekedi suggère que le Rwanda userait de manœuvres dilatoires ce qui indique une absence de confiance et une suspicion mutuelle. Tant que l’une des parties doute de l’engagement sincère de l’autre, la paix reste incertaine.

Pressions extérieures et enjeux géopolitiques / économiques. L’accord est lié à des ambitions d’investissement américain dans le secteur minier congolais, ce qui introduit des intérêts économiques puissants. Ces leviers économiques peuvent créer des résistances, des jeux d’influence ou des résistances locales qui compliquent la mise en œuvre.

Temps de patience limité pour les médiateurs. Tshisekedi avertit que les médiateurs (Qatar, États-Unis) ne peuvent pas tolérer indéfiniment les blocages. Si les délais s’allongent trop, cela peut précipiter une remise en cause de l’accord ou des pressions plus fortes sur l’une des parties.

Malgré ces obstacles, l’accord de Washington peut ne pas être un échec total, mais plutôt un point de départ fragile, un jalon diplomatique dans un processus plus long. Des analystes estiment qu’il peut limiter l’escalade ou rapprocher les positions, mais qu’il ne résout pas toutes les dynamiques du conflit.

Pour qu’il y ait espoir de paix durable, plusieurs conditions devront être réunies :

Une vérification indépendante et crédible du retrait rwandais et du désarmement des groupes armés, avec des sanctions en cas de non-respect.

La prise en compte directe du M23 dans le processus, avec des concessions réciproques, pour garantir leur adhésion à l’accord.

Un soutien international soutenu (financier, logistique, diplomatique) pour renforcer les capacités de l’État congolais à sécuriser les territoires et contrôler ses frontières.

Une articulation claire entre la paix, la gouvernance, le développement local (infrastructures, services de base) et les retombées industrielles des minerais.

Une véritable volonté politique de toutes les parties, conjuguée à une pression cohérente de la communauté internationale (y compris des États-Unis) pour que les engagements ne restent pas lettre morte.

Tshisekedi insiste de son côté que Kinshasa est prêt à faire la paix mais qu’il faut que le Rwanda cesse ses manœuvres et que l’accord soit mis en œuvre avec sincérité.

Junior Kulele

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