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Contrôle routier à Kinshasa : quand les papiers coûtent plus cher que le salaire

1 mois ago
in Transports
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Contrôle routier à Kinshasa : quand les papiers coûtent plus cher que le salaire
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À Kinshasa, ce lundi marque le début d’une vaste opération de contrôle routier annoncée par les autorités provinciales. Trois mille agents sont déployés à travers la capitale pour traquer l’incivisme routier. Mais derrière l’objectif affiché de fluidifier la circulation, une autre réalité s’impose : le coût cumulé des documents exigés dépasse largement le revenu mensuel d’un fonctionnaire moyen.

Le fonctionnaire sont face à une équation impossible en République démocratique du Congo où le salaire mensuel moyen oscille entre 150 et 250 dollars américains, selon le grade et l’ancienneté. À Kinshasa, ce revenu sert avant tout à couvrir les besoins vitaux : loyer, transport, scolarité des enfants, alimentation et soins de santé. Or, pour être en règle sur la route, un chauffeur qu’il soit particulier, taxi ou conducteur de bus doit présenter plusieurs documents obligatoires, dont le cumul représente une charge financière lourde, parfois insoutenable.

Combien coûtent réellement les documents contrôlés ?

Selon les grilles officielles et les pratiques en vigueur à Kinshasa, un conducteur est tenu de disposer notamment de : Le permis de conduire biométrique : entre 80 et 120 USD; La carte rose (immatriculation) : environ 50 USD; La vignette automobile annuelle : entre 50 et 100 USD selon le type de véhicule; L’assurance responsabilité civile : entre 40 et 70 USD; Le contrôle technique : entre 30 et 50 USD. Au total, le coût cumulé peut atteindre 250 à 390 USD, soit l’équivalent, voire plus, d’un mois de salaire d’un fonctionnaire moyen, sans compter les frais indirects, les déplacements et les paiements informels souvent dénoncés par les usagers.

Une politique de contrôle sans politique d’accompagnement ?

C’est précisément cette disproportion que dénoncent les associations des chauffeurs. Pour elles, lutter contre les embouteillages en multipliant les contrôles administratifs revient à s’attaquer aux symptômes sans traiter la cause. « On ne peut pas fluidifier la circulation en contrôlant des documents qui ne sont même pas disponibles », déplore Éric Manianga, président de l’ASBL Mopila. Il pointe notamment la rareté, voire l’indisponibilité, de certaines vignettes au moment même où leur contrôle est annoncé.

Les chauffeurs estiment que l’État doit d’abord garantir l’accessibilité des documents, leur disponibilité et des coûts adaptés au pouvoir d’achat réel, avant d’engager une répression à grande échelle. Pour de nombreux Kinois, posséder un véhicule est déjà un luxe. Le maintenir en règle devient un parcours d’obstacles financiers. Résultat : certains roulent avec des documents expirés, d’autres n’en possèdent qu’une partie, non par incivisme, mais par contrainte économique.

Cette situation crée un terrain fertile aux abus : négociations informelles, amendes arbitraires, perception illégale d’argent sur la voie publique. Un cercle vicieux qui alimente la méfiance entre citoyens et forces de l’ordre. Au-delà de la légalité, la question posée est sociale : peut-on exiger d’un citoyen des obligations financières supérieures à son revenu mensuel ? Sans réforme structurelle, sans tarification sociale, sans facilités de paiement échelonné, la politique de contrôle risque d’être perçue comme punitive plutôt que pédagogique.

Les associations de chauffeurs appellent ainsi le gouverneur de la ville-province de Kinshasa à privilégier le dialogue, à examiner les propositions déjà soumises et à inscrire toute réforme routière dans une approche progressive, réaliste et adaptée aux réalités économiques des usagers. La lutte contre l’incivisme routier est une nécessité. Mais elle ne peut réussir que si elle tient compte du pouvoir d’achat réel des citoyens.

À défaut, les routes de Kinshasa risquent de devenir non pas un espace de discipline et de mobilité, mais le reflet brutal d’une fracture sociale entre la norme administrative et la vie quotidienne.

Junior Kulele

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