L’enquête progresse autour du crash survenu à l’aéroport de Kolwezi, un accident aérien qui continue de susciter de nombreuses interrogations tant en raison du profil des passagers que des premières découvertes sur le site. Parmi ces éléments, une somme de 10 300 dollars en liquide a été retrouvée dans les décombres de l’avion. Grâce aux documents d’identité repérés dans l’épave notamment un passeport, les autorités ont rapidement identifié le propriétaire de l’argent, qui lui a été officiellement restitué.
Sur le terrain, les équipes du Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation (BPEA) ont finalisé leurs travaux préliminaires. Les recherches ont permis la récupération : des deux boîtes noires, des enregistreurs de bord (FDR et CVR), ainsi que d’autres pièces essentielles à la reconstitution des dernières minutes de l’appareil. Ces équipements, faute des moyens, n’ont pas encore été transférés dans un laboratoire spécialisé pour une analyse approfondie des paramètres de vol, des communications du cockpit et des éventuelles alarmes enregistrées.
Selon le BPEA, l’enquête se poursuit, et les résultats préliminaires devraient être communiqués dès que les experts auront décodé les données. L’appareil transportait une délégation de haut niveau. Parmi les passagers figuraient : le Ministre des Mines, le Directeur général de l’Entreprise Générale du Cobalt (EGC), le Directeur général du Cadastre Minier (CAMI), le DG du SAEMAPE, chargé de l’encadrement des exploitants artisanaux, le Coordonnateur de la CTCPM, ainsi que plusieurs conseillers et membres du cabinet du ministère des Mines. Cette présence d’acteurs clés du secteur minier, au cœur des enjeux économiques du pays, explique l’attention particulière que le gouvernement accorde à l’enquête.
L’avion accidenté appartenait à une compagnie angolaise, dont le nom n’a pas encore été officiellement dévoilé. Les enquêteurs chercheront notamment à déterminer : l’état technique de l’appareil, les conditions de maintenance, la qualification de l’équipage, ainsi que les circonstances météo au moment de la tentative d’atterrissage ou de décollage (selon la phase du vol au moment du crash). La présence de responsables miniers de premier plan ajoute une dimension stratégique à l’enquête, certains analystes soulignant que leurs déplacements concernaient des dossiers majeurs du secteur extractif dans la région du Lualaba.
À ce stade, aucune piste n’est privilégiée :
erreur humaine, défaillance technique, surcharge, conditions météorologiques, ou combinaison de plusieurs facteurs. Les familles des victimes, les autorités publiques et les partenaires internationaux attendent désormais les premières conclusions des experts, qui pourraient éclairer les dernières minutes du vol et les causes exactes de la tragédie
Junior Kulele


