Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a salué la signature de la Déclaration de principes intervenue le 19 juillet 2025 à Doha, entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et le mouvement rebelle Alliance Fleuve Congo / M23 (AFC/M23), sous la médiation du Qatar.
Dans une déclaration rendue publique par son porte-parole, Stéphane Dujarric, M. Guterres qualifie cet accord de « pas important vers une paix durable », tout en appelant les signataires à traduire leurs engagements en actes concrets et urgents. « Le Secrétaire général salue cette étape importante, qui ouvre la voie à une paix durable, à la sécurité, ainsi qu’au retour des personnes déplacées et des réfugiés », peut-on lire dans le communiqué officiel.
Le chef de l’ONU a remercié l’État du Qatar pour son rôle déterminant dans la facilitation de ce dialogue, amorcé depuis plusieurs mois pour tenter d’apaiser la crise sécuritaire qui déchire l’Est de la RDC. Cependant, Guterres met en garde contre tout retard ou manquement à la mise en œuvre des engagements pris, et insiste sur la responsabilité des parties prenantes à respecter leurs promesses pour restaurer durablement la paix dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, épicentres du conflit.
Dans sa déclaration, le Secrétaire général réaffirme l’engagement des Nations Unies à accompagner la RDC dans la consolidation de la paix, la protection des civils, le retour des déplacés internes, ainsi que la stabilisation de la région. Ce soutien s’inscrit dans le cadre de l’action continue de la MONUSCO, dont le retrait progressif est en cours, mais aussi d’un partenariat plus large entre la RDC, l’Union africaine et les autres acteurs régionaux.
Si cette déclaration de principes est perçue comme une avancée diplomatique majeure, de nombreuses voix, tant au sein de la société civile congolaise que dans la communauté internationale, soulignent la fragilité de cet accord, et demandent une vigilance constante face à la complexité des enjeux sécuritaires, humanitaires et politiques dans l’Est du pays.
La mise en œuvre rapide et effective des termes de l’accord sera donc le véritable test de sa crédibilité. Les prochaines semaines seront cruciales pour mesurer la bonne foi des signataires et la capacité des partenaires régionaux à garantir une paix durable.


