Le gouvernement congolais a clarifié sa position concernant l’initiative de dialogue portée par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), l’Église du Christ au Congo (ECC) et d’autres plateformes religieuses. Selon le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, cette option « n’est pas d’actualité ».
Face aux journalistes de la RTNC et de l’ACP, le porte-parole du gouvernement a rappelé que le président de la République avait déjà échangé avec les responsables religieux et mis en place une commission mixte chargée d’élaborer une feuille de route commune.
Le 25 août dernier, la CENCO, l’ECC, la Plateforme des confessions religieuses au Congo et la Coalition interconfessionnelle pour la Nation (CIN) avaient dévoilé un plan en quatre étapes pour favoriser la paix et la stabilité en RDC et dans la région des Grands Lacs : Un mois de la paix, avec des cultes œcuméniques et des actions de décrispation, y compris dans les zones sous contrôle du M23/AFC ; Un dialogue des experts, destiné à définir les bases techniques d’un pacte social pour la paix ; Un dialogue politique, réunissant opposition, majorité, mouvements armés et société civile, dont les résolutions seraient transmises au Chef de l’État ; Une conférence internationale, consacrée à la paix et au bien-vivre dans la région des Grands Lacs.
Mais pour Kinshasa, la priorité reste ailleurs. Patrick Muyaya a insisté sur les avancées obtenues dans les deux cadres diplomatiques en cours : Washington, qui confronte directement la RDC au Rwanda, désormais reconnu comme pays agresseur ; Doha, qui réunit les émissaires congolais et les représentants du M23/AFC, qualifiés de supplétifs de Kigali. « Nous avons obtenu que la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de la RDC soient reconnues, ainsi que notre droit souverain sur nos minerais, inscrit dans la déclaration de principe du cadre d’intégration économique régionale », a affirmé le ministre.
En conclusion, Patrick Muyaya a appelé à maintenir la mobilisation interne et internationale pour parvenir à la paix :
« Si toutes les parties prenantes gardent leur volonté intacte, nous pourrons avancer vers la fin de l’agression et la restauration de la paix sur l’ensemble du territoire national. »
Emille Kayomba


