À l’approche du Dialogue, le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) fixe une ligne rouge : l’exclusion totale de l’AFC/M23 et des belligérants.
Dans une déclaration signée par son Coordonnateur Jean-Pierre Lisanga Bonganga, le regroupement rend d’abord hommage aux plus de 10 millions de victimes du conflit, aux FARDC et aux Wazalendo luttant pour l’unité du pays. Fidèle aux principes de non-violence de Tshisekedi, le RCET-CPS refuse toute légitimation des groupes armés.
Pour justifier ce rejet, le RCET-CPS rappelle que la Conférence Nationale Souveraine puis le Dialogue de Sun City ont proscrit définitivement la prise du pouvoir par les armes. L’histoire démontre d’ailleurs l’échec des amnisties passées et des intégrations successives des rebelles dans l’armée et l’État.
Sur le plan légal et éthique, le RCET-CPS estime que négocier avec l’AFC/M23 effacerait les condamnations de la justice congolaise et ignorerait les sanctions de l’ONU contre leurs dirigeants, coupables de crimes contre la population.
Enfin, le RCET-CPS dénonce l’agenda rwandais de ces rebelles. Leur incapacité à condamner l’agression rwandaise et leur silence face aux propos de Paul Kagame — affirmant que la fin du M23 menacerait le Rwanda et revendiquant des terres en RDC — prouvent qu’ils soutiennent une occupation étrangère.
Estimant que l’AFC/M23 a trahi la Nation, le RCET-CPS demande au Chef de l’État de limiter le dialogue aux seuls Congolais animés de bonne foi.
Danny Ngubaa Yambushi


