Face aux tensions politiques et sécuritaires, le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi (RCET-CPS), mené par Jean-Pierre Lisanga Bonganga, Gabriel Mokia…, a réagi ce mardi 21 juillet à l’initiative du dialogue national. Si le regroupement soutient l’idée d’une concertation pour résoudre la crise, il y pose des conditions strictes et rejette fermement l’inclusion des « Nangaas » — ces acteurs politiques ayant pris les armes.
Un « Oui » au dialogue, mais sous conditions
Fidèle à la pensée d’Étienne Tshisekedi, le RCET-CPS refuse que ce dialogue devienne un simple raccourci pour partager le pouvoir ou blanchir des crimes. Le soutien de la plateforme est ainsi soumis à plusieurs exigences majeures. Pas de discussions avec ceux qui ont pris les armes aux côtés des agresseurs étrangers (Rwanda, Ouganda). Le dialogue doit se limiter aux acteurs de bonne foi n’ayant pas versé le sang congolais. Le forum doit se tenir sous l’égide de toutes les confessions religieuses, sans direction exclusive de la CENCO et de l’ECC. Chaque participant doit au préalable condamner l’agression rwando-ougandaise.
Un autre point ce que pour le RCET-CPS le dialogue doit impérativement déboucher sur le changement de la Constitution pour concrétiser le testament d’Étienne Tshisekedi. Point d’honneur, ces assises doivent obligatoirement se dérouler dans la capitale nationale. Soutenant totalement le Président Félix Tshisekedi, le RCET-CPS rejette l’ultimatum de la coalition d’opposition C64.
Danny Ngubaa Yambushi


