Les consultations en prélude au dialogue national inclusif se poursuivent en République démocratique du Congo. Ce samedi, les délégations de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC) ont rencontré des représentants de l’opposition afin de les convaincre de reporter la marche prévue le 22 juillet.
À l’issue des échanges, le porte-parole de l’ECC, le pasteur Éric Senga, a indiqué que la principale requête des médiateurs consistait à obtenir « le principe du report » de cette manifestation, afin de créer un climat favorable au lancement du processus de dialogue national.
Cette démarche intervient au lendemain de l’audience accordée par le président Félix-Antoine Tshisekedi aux responsables de la CENCO et de l’ECC. À cette occasion, les deux confessions religieuses ont été chargées d’engager des consultations avec les différentes forces vives du pays en vue de jeter les bases d’un dialogue inclusif. « Dès lors que le processus est déjà lancé, nous avons l’obligation d’obtenir des uns et des autres leur engagement », a déclaré le pasteur Éric Senga, soulignant que les consultations visent à favoriser l’adhésion de toutes les parties prenantes.
Au cours de la rencontre, les représentants de l’opposition ont exprimé leurs préoccupations quant aux garanties entourant le futur dialogue. Selon le porte-parole de l’ECC, deux questions ont dominé les discussions : le caractère véritablement inclusif du processus et la place qui sera accordée au débat sur la Constitution. Les médiateurs affirment avoir apporté des clarifications sur ces deux points, dans le souci de rassurer leurs interlocuteurs et de préserver un climat de confiance.
Le pasteur Éric Senga a insisté sur le fait que la mission confiée à la CENCO et à l’ECC ne relève pas d’une initiative politique, mais d’une démarche pastorale visant à rapprocher les différentes sensibilités nationales. « Cette initiative relève d’une dimension pastorale », a-t-il affirmé, rappelant que l’objectif est de contribuer à la réconciliation des Congolais et de favoriser un dialogue dans un climat d’apaisement.
À l’issue de cette première rencontre, aucun accord formel n’a toutefois été annoncé concernant le report de la marche du 22 juillet. Les consultations devraient se poursuivre avec les différentes composantes politiques et sociales afin de rechercher un consensus autour du futur dialogue national.
JK


