Le processus devant conduire à un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo est désormais enclenché. Le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa, a reçu ce samedi les responsables de la Coalition Article 64 pour la Défense de l’Ordre Constitutionnel (C64), première force politique consultée dans le cadre de cette initiative.
Cette rencontre intervient moins de vingt-quatre heures après l’audience accordée aux chefs des confessions religieuses par le président Félix-Antoine Tshisekedi. À l’issue de cet entretien, le cardinal Ambongo avait annoncé l’ouverture d’une vaste série de consultations destinées à réunir les acteurs politiques, religieux et sociaux afin de définir les contours d’un dialogue national capable de répondre aux défis majeurs auxquels le pays est confronté.
En recevant la C64, plateforme regroupant plusieurs personnalités de l’opposition, le prélat donne le coup d’envoi d’un processus qui se veut inclusif. La coalition s’est, à plusieurs reprises, prononcée en faveur d’un dialogue entre Congolais, tout en insistant sur le respect de la Constitution, de l’État de droit et la recherche de solutions durables aux crises politique et sécuritaire.
L’initiative du cardinal Ambongo a rapidement trouvé un écho favorable au sein du Gouvernement. Sur son compte X, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a salué la démarche, soulignant que le cardinal avait évoqué « sans ambiguïté l’agression rwandaise » contre la RDC, un élément qu’il considère comme un préalable important pour orienter les discussions.
Le porte-parole du Gouvernement a également plaidé pour un dialogue organisé sur le territoire national, dans l’esprit de la Conférence nationale souveraine, avec une participation des Congolais de la diaspora. Pour lui, l’enjeu dépasse les clivages politiques : il s’agit avant tout de consolider l’unité nationale, de faire face à la guerre dans l’Est du pays et de préserver l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
Les consultations devraient se poursuivre dans les prochains jours avec les partis de la majorité, les formations de l’opposition, les organisations de la société civile ainsi que d’autres confessions religieuses. À travers cette démarche, le cardinal Ambongo entend favoriser un consensus national sur les conditions d’un dialogue inclusif, présenté comme un levier pour renforcer la cohésion nationale et rechercher des solutions concertées aux multiples défis auxquels la RDC est confrontée.
JK


