Dans la cour d’une école, il ne devrait résonner que le bruit des cahiers qu’on ouvre et des rêves qu’on construit. Jamais celui de la peur. À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’exploitation sexuelle, célébrée ce 4 mars, le ministère de l’Éducation nationale, en collaboration avec le programme Nouvelle Citoyenneté, frappe fort : l’école congolaise ne sera pas un terrain d’abus.
Pour transformer l’indignation en action concrète, un numéro vert est désormais mis à la disposition du public : le 178, « Allô École », accessible 24h/24 et 7j/7, gratuitement. Objectif clair : permettre à toute personne de dénoncer les cas d’exploitation, d’abus et de harcèlement sexuel (EAS/HS) en milieu scolaire, ou d’obtenir des informations fiables et sécurisées.
Ce dispositif se veut une passerelle de confiance entre les victimes, les témoins et les autorités compétentes. Car trop souvent, le silence protège les agresseurs et isole les victimes. En offrant un canal direct, confidentiel et permanent, le ministère entend briser l’omerta et restaurer la sécurité dans les établissements scolaires.
Les autorités rappellent avec fermeté que l’école doit demeurer un sanctuaire : un espace d’apprentissage, de dignité et d’épanouissement. Toute forme d’exploitation ou de harcèlement y est non seulement moralement inacceptable, mais juridiquement répréhensible.
Avec le 178, le message est limpide : la protection des élèves n’est pas une option, c’est une priorité nationale. Et face aux prédateurs, la République choisit désormais l’écoute, la vigilance et la tolérance zéro.
JK


