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Est de la RDC : Bras de fer ethno-politiques, Uvira dans une crise sécuritaire

6 mois ago
in Sécurité
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Est de la RDC : Bras de fer ethno-politiques, Uvira dans une crise sécuritaire
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La ville d’Uvira, au Sud-Kivu, est le théâtre d’une crise sécuritaire et politique qui met en lumière les fractures profondes de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Depuis le 2 septembre, des manifestations quasi permanentes paralysent cette cité stratégique située sur les rives du lac Tanganyika, à la frontière avec le Burundi.

La contestation a visé le général Olivier Gasita Mukunda, récemment nommé commandant adjoint de la 33ᵉ région militaire, en charge des opérations et du renseignement. Pour une partie de la population et des groupes armés supplétifs Wazalendo, cette nomination incarne une menace.

Lundi 8 septembre, les tensions ont franchi un nouveau seuil. Dès 8 heures du matin, plusieurs centaines de manifestants, emmenés par des milices Wazalendo alliées à l’armée congolaise et des acteurs de la société civile, ont convergé vers la mairie d’Uvira. Les slogans, explicites, réclamaient le départ de Gasita : « Gasita rentre chez toi, Uvira ne veut pas de toi ».

La situation a rapidement dégénéré. Selon des sources locales, des échanges de pierres ont précédé des tirs des Forces armées de la RDC (FARDC), entraînant une scène de panique générale. La société civile a évoqué au moins trois morts, dont deux femmes et un enfant, ainsi que plusieurs blessés. Ce bilan n’a pas encore été confirmé par les autorités, mais il a accentué la colère des habitants.

Ces violences mettent en lumière le rôle ambigu de ces groupes d’autodéfense que Kinshasa a intégrés dans sa stratégie militaire pour contenir la progression de l’AFC/M23. Encensés comme « patriotes » il y a encore quelques mois, ils se retrouvent désormais au cœur d’une contestation qui échappe à tout contrôle. « Aujourd’hui, on a l’impression que le gouvernement a construit un monstre qui lui échappe et qu’il sera très difficile de désintégrer », confie un acteur de la société civile d’Uvira.

En érigeant des barricades et en décrétant des journées « ville morte », ces groupes démontrent leur capacité à paralyser une ville stratégique, point névralgique du commerce transfrontalier et base arrière logistique essentielle dans la lutte contre le M23.

Au cœur de la polémique : l’appartenance communautaire du général Gasita, issu de la communauté Munyamulenge (Tutsi congolais), une minorité souvent stigmatisée dans le contexte des violences de l’Est. Ses détracteurs l’accusent de connivence avec l’AFC/M23, appuyé par le Rwanda, des accusations que le porte-parole des FARDC, le général-major Sylvain Ekenge, a qualifiées « d’irresponsables ».

« Un militaire communautaire n’existe pas. Les officiers sont au service de la nation, pas d’une ethnie », a-t-il martelé, rappelant les succès opérationnels de Gasita, notamment à Yumbi et Bolobo, où il avait contribué au rétablissement de l’autorité de l’État. Ces tensions illustrent cependant la fragilité des équilibres communautaires dans le Sud-Kivu, région marquée par des décennies de conflits interethniques et d’ingérences étrangères.

Face à la gravité de la situation, une délégation gouvernementale conduite par le vice-premier ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, est arrivée à Uvira le 11 septembre. Accueilli par le gouverneur Jean-Jacques Purusi, la société civile et des représentants des Wazalendo, le ministre a promis de « pacifier » la ville et de « restaurer l’autorité de l’État ».

Une réunion urgente du Conseil de sécurité provincial a été convoqué pour évaluer la situation et tenter de désamorcer la crise. La flambée de violence d’Uvira ne peut être dissociée du contexte régional. Depuis le début de 2025, l’AFC/M23 a intensifié ses offensives, occupant plusieurs localités stratégiques dans le Nord-Kivu et menaçant d’encercler Bukavu. Les tensions politiques à Kinshasa, la militarisation croissante des communautés locales et l’implication d’acteurs étrangers fragilisent davantage une région déjà instable.

Pour Kinshasa, cette crise est un test de gouvernance sécuritaire. La stratégie d’intégrer les groupes armés patriotiques dans les opérations militaires semble atteindre ses limites, révélant un problème de commandement et une perte d’autorité sur des forces irrégulières désormais autonomes.

La situation à Uvira pourrait marquer un tournant : Soit Kinshasa parvient à désamorcer la crise et à réaffirmer son contrôle sur ses supplétifs armés, soit elle risque de voir émerger une contestation armée contre ses propres décisions, sur fond de clivages ethniques et de rivalités régionales.

En attendant, la ville reste sous tension, entre une population inquiète, des Wazalendo galvanisés et une armée congolaise déterminée à défendre son officier. Pour les habitants, le quotidien est rythmé par la peur, les barricades et l’incertitude.

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