Depuis longtemps, quoique nous n’y gagnons pas grand chose, notre gouvernement s’ingénie à rallier le maximum d’organisations sous-régionales, comme s’il s’agissait d’un premier prix à gagner.Sadc,Eac,Zlecaf. Pourtant, s’agissant des pays comme le Rwanda, l’Ouganda ou le Kenya, nous avons affaire à une véritable guerre économique, et pas seulement en ce qui concerne les minerais. Pour la plupart de ces pays, l’Est de la République démocratique du Congo, ne constitue qu’un vaste marché pour y écouler leurs productions. Des villes comme Goma, Butembo, Béni au Nord-Kivu, Bukavu, Uvira, Baraka au Sud-Kivu, Kisangani, Bunia, Isiro en ex-Orientale, Kindu au Maniema et Kalemie dans le Tanganyika, s’approvisionne en divers produits en Ouganda, au Kenya ou en Tanzanie.
Notre présence dans toutes ces organisations sous-régionales, n’ont, comme objectif que de permettre à ces pays de profiter du marché Congolais. Pour preuve, si des dépôts de bière Ougandaises pullulent à Goma ou à Bukavu, il est strictement interdit de faire entrer chez-eux de la bière de chez-nous, par contre, les minerais et certains produits agricoles y sont la bienvenue.
Le Gouvernement Congolais a intérêt de recourir à ses intellectuels, au sein des cadres comme des thinks thanks, et les consulter avant de prendre une décision. C’est là, une condition sine qua non, si la République démocratique du Congo veut s’en sortir.
Pascal Hamici


