L’échéance de la mi-juillet est désormais dépassée, mais aucun retrait officiel des Forces de défense rwandaises (RDF) n’a encore été constaté dans les territoires de l’est de la République démocratique du Congo contrôlés par la rébellion de l’AFC/M23. Une situation qui alimente les interrogations sur l’application effective des engagements pris dans le cadre des efforts diplomatiques destinés à mettre fin au conflit.
Le 4 juin dernier, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, avait exprimé l’espoir de voir les forces rwandaises se retirer avant la mi-juillet, faisant de cette étape un élément clé du processus de désescalade engagé entre Kinshasa et Kigali. À ce jour, aucun désengagement officiel n’a toutefois été annoncé ni confirmé sur le terrain. Les territoires sous contrôle de l’AFC/M23, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, restent au cœur des préoccupations sécuritaires, alors que les affrontements persistent dans plusieurs localités.
Pour les autorités congolaises, le retrait des forces rwandaises demeure une condition indispensable au rétablissement de la confiance et à la mise en œuvre des accords de paix. Kinshasa continue d’accuser Kigali de soutenir militairement l’AFC/M23, une accusation également étayée par plusieurs rapports des Nations unies et d’autres partenaires internationaux. Le Rwanda, de son côté, rejette ces allégations.
Cette attente intervient dans un contexte où les initiatives diplomatiques se multiplient, notamment après la signature de l’accord de Washington entre la RDC et le Rwanda et la poursuite des discussions de Doha entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23. Malgré ces avancées diplomatiques, les résultats concrets sur le terrain tardent à se matérialiser.
Alors que la communauté internationale appelle au respect des engagements pris par les différentes parties, l’absence de retrait officiel des RDF et la poursuite des combats illustrent les difficultés persistantes à traduire les accords politiques en progrès tangibles pour les populations de l’est de la RDC, toujours confrontées à l’insécurité et à une crise humanitaire durable.
Junior Kulele


