L’échéance fixée par les États-Unis au Rwanda pour retirer ses troupes de l’Est de la République démocratique du Congo arrive à son terme ce mercredi 15 juillet. Mais sur le terrain, les armes continuent de parler. Loin d’une désescalade, les affrontements connaissent une nouvelle intensification, notamment dans la province du Sud-Kivu, où les rebelles de l’AFC-M23 multiplient les offensives pour étendre leur contrôle.
Selon plusieurs sources locales, de violents combats ont été signalés ces dernières heures dans plusieurs localités du Sud-Kivu. Les rebelles cherchent à conquérir de nouvelles positions stratégiques, tandis que les Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par leurs alliés, tentent de contenir leur progression.
Cette reprise des hostilités intervient alors que la pression diplomatique s’accentue. Washington avait donné jusqu’au 15 juillet au Rwanda pour retirer ses forces de l’Est congolais, conformément aux engagements attendus dans le cadre des efforts internationaux de paix. À l’expiration de cet ultimatum, les regards sont désormais tournés vers la réaction des États-Unis et de leurs partenaires, alors qu’aucun retrait complet n’a été officiellement confirmé.
Sur le terrain, les populations civiles paient une nouvelle fois le prix de cette escalade. Les déplacements de familles se poursuivent, tandis que les inquiétudes grandissent face au risque d’une aggravation de la crise humanitaire dans une région déjà profondément fragilisée par des décennies de conflits.
Alors que les initiatives diplomatiques se poursuivent, notamment sous l’égide des processus régionaux et des partenaires internationaux, la réalité militaire semble reprendre le dessus. Chaque nouvelle offensive éloigne un peu plus les perspectives d’un cessez-le-feu durable et ravive les craintes d’un enlisement prolongé du conflit dans l’Est de la RDC.
Junior Kulele


