La situation sécuritaire continue de se dégrader dans l’est de la République démocratique du Congo, où de nouveaux développements militaires sont signalés aussi bien dans les provinces du Nord-Kivu que du Sud-Kivu. Entre mouvements de populations, contre-offensives des Forces armées de la RDC (FARDC) et accusations visant le Rwanda, les tensions restent vives sur plusieurs fronts.
Dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, un renforcement des positions de l’AFC/M23 dans la partie sud de cette entité aurait provoqué une nouvelle vague de déplacements de populations, selon des informations rapportées par Radio Okapi. Des habitants auraient quitté leurs villages par crainte d’une reprise des affrontements, accentuant une crise humanitaire déjà préoccupante.
Au Sud-Kivu, les FARDC annoncent avoir repris l’initiative sur le terrain. Dans un communiqué consacré aux opérations menées dans les hauts et moyens plateaux de Fizi, l’armée affirme avoir reconquis plusieurs positions stratégiques, notamment les localités de Kimete, Wihene et Kashamata, à l’issue d’une contre-offensive menée contre les groupes armés présents dans cette zone.
L’armée congolaise accuse par ailleurs des drones qu’elle attribue au Rwanda d’avoir bombardé la localité de Bidjaga. Selon ce bilan provisoire communiqué par les FARDC, ces frappes auraient coûté la vie à 18 civils et fait 15 blessés. À ce stade, ces allégations n’ont toutefois pas pu être vérifiées de manière indépendante et aucune réaction officielle des autorités rwandaises n’était disponible.
Ces nouveaux développements illustrent la volatilité persistante de la situation sécuritaire dans l’est du pays. Alors que les opérations militaires se poursuivent sur plusieurs axes, les populations civiles continuent de payer un lourd tribut, dans un contexte où les besoins humanitaires ne cessent de croître et où les efforts diplomatiques peinent encore à produire une désescalade durable.


