La cheffe par intérim de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), Vivian van de Perre, est arrivée ce jeudi à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, pour soutenir les préparatifs liés au suivi et à la vérification du cessez-le-feu. Cette visite marque une étape symbolique et opérationnelle majeure dans un contexte sécuritaire et humanitaire toujours fragile dans l’Est de la RDC.
Arrivée par voie aérienne, Mme van de Perre a salué ce déplacement comme un tournant après plus d’un an d’interruption de l’accès aérien à Goma, consécutive à l’occupation de la ville par la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, en janvier 2025. « Le 26 janvier 2025, j’étais dans le dernier avion à atterrir ici. Aujourd’hui, je suis dans le premier hélicoptère à y revenir. J’espère que cela marque le début de la réouverture progressive de l’aéroport de Goma, au bénéfice de la population », a-t-elle déclaré devant la presse.
Pour la MONUSCO, cette reprise partielle de l’activité aérienne constitue un signal d’espoir pour la population locale, dépendante de cette infrastructure stratégique pour l’aide humanitaire et les échanges. La visite de la cheffe par intérim vise à accélérer les préparatifs concrets du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu. Elle prévoit des consultations avec les parties prenantes afin de définir les procédures de vérification, la coordination et les dispositifs de communication nécessaires au fonctionnement crédible du mécanisme. « La MONUSCO continuera d’appuyer le processus de paix en cours », a-t-elle assuré.
Depuis l’occupation de Goma fin janvier 2025, l’aéroport international de Goma, tout comme celui de Kavumu à Bukavu, demeure inopérant. Malgré les appels répétés de la communauté internationale et du gouvernement congolais pour leur réouverture, aucune avancée majeure n’avait été enregistrée jusqu’à présent. La fermeture de ces infrastructures a fortement entravé l’acheminement de l’aide humanitaire et la mobilité des populations dans une région déjà affectée par des violences prolongées.
Le sommet sur la région des Grands Lacs, organisé à Paris par la France et le Togo, avait recommandé la réouverture progressive de l’aéroport de Goma. Toutefois, cette perspective reste bloquée par l’AFC/M23, qui contrôle le site, avec le soutien du Rwanda. Kigali affirme que toute réouverture doit se faire avec l’implication directe du mouvement rebelle.
JK


