Face aux critiques formulées par certains militants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) au sujet de la composition du gouvernement Suminwa II, le président intérimaire du parti, Augustin Kabuya, a tenu à clarifier la position officielle et à défendre les choix opérés.
Lors d’une matinée politique organisée au siège national de l’UDPS à Limete, Kabuya a dénoncé ce qu’il qualifie de « malhonnêteté politique » chez ceux qui estiment que le parti présidentiel a été marginalisé dans les récentes nominations. « Dire que les postes de l’UDPS ont été donnés à d’autres personnes, c’est de la malhonnêteté politique », a tranché le secrétaire général, précisant que le poids politique de l’UDPS ne justifiait pas plus de sept portefeuilles ministériels.
Pour étayer ses propos, Augustin Kabuya a cité plusieurs figures de premier plan issues de l’UDPS et occupant des postes stratégiques au sein de l’exécutif : Jacquemain Shabani (Intérieur), Alexis Gisaro, Doudou Fwamba Likunde, Jean-Pierre Lihau et Samuel Roger Kamba. Selon lui, ces nominations reflètent la présence significative du parti au sein du gouvernement. Au-delà de cette mise au point, Kabuya a lancé un appel à l’unité et à la loyauté envers le chef de l’État, Félix Tshisekedi. Il a rappelé que la composition d’un gouvernement de coalition élargie repose aussi sur des équilibres politiques visant à préserver la stabilité nationale.
Avec cette sortie médiatique, le leader intérimaire de l’UDPS cherche à apaiser les tensions internes et à recentrer le parti sur ses priorités politiques, à l’approche des prochains défis gouvernementaux.


