L’Est de la République démocratique du Congo subit une occupation illégale marquée par une offensive meurtrière du régime de Kigali. Cette invasion, menée par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23, plonge les populations de Goma, Bukavu et d’autres localités du Nord et Sud-Kivu dans la terreur et des conditions de vie déplorables. Plus de six millions d’enfants et de jeunes sont privés d’école, l’administration publique est paralysée, les services régaliens de l’État inexistants, et les institutions financières, y compris les banques commerciales, ont cessé de fonctionner.
Dans cette région transformée en zone fantôme par les envahisseurs, la rébellion impose un régime de terreur tout en poursuivant un projet chimérique d’autonomie territoriale. Pendant ce temps, le Rwanda exploite à grande échelle les ressources naturelles congolaises. Chaque jour, des centaines de tonnes d’or, de coltan, de cassitérite et d’autres minerais quittent illégalement la RDC pour enrichir un pays qui n’en est ni producteur ni propriétaire.
Le Grand Kivu, troisième pôle économique du pays après le Katanga et l’espace Centre-Ouest, regorge de richesses minérales et agropastorales exceptionnelles. Sa production de pommes de terre, haricots, café, cacao, poisson et viande bovine alimente une industrie locale prospère, aujourd’hui mise à mal par des décennies de guerre imposée. Cette invasion viole les principes fondamentaux du droit international garantissant la souveraineté des États.
L’impact économique de cette occupation est désastreux. Alors que la RDC fait face à l’inflation, au chômage de masse, à la corruption, au déficit infrastructurel et à une dette publique croissante, la perte de recettes fiscales au Grand Kivu représente un manque à gagner considérable. Le Nord-Kivu, en particulier, est l’une des principales zones fiscales du pays, générant davantage de revenus que les espaces du Kasaï et du Bandundu réunis. Les douanes, la TVA, l’impôt sur les bénéfices et toutes les autres recettes non fiscales collectées dans les zones sous contrôle des rebelles ne seront plus reversées à l’État, compromettant près de 25 % des ressources propres du pays.
Cette crise affecte également les échanges commerciaux dans la région des Grands Lacs. L’espace aérien congolais est désormais fermé aux avions rwandais, les échanges transfrontaliers sont suspendus et les postes douaniers ainsi que les services de migration ont cessé leurs activités.
Face à cette situation alarmante, la communauté internationale ne peut rester passive. L’agression menée par le Rwanda, sous couvert du M23, menace non seulement la stabilité de la RDC, mais aussi celle de toute l’Afrique centrale. Les Nations unies ont déjà identifié les intérêts égoïstes derrière cette guerre, dont les conséquences économiques pèsent lourdement sur des millions d’innocents. Une action urgente est nécessaire pour restaurer la souveraineté de la RDC et protéger la région contre cette déstabilisation orchestrée.
La rédaction de b-onetv.cd


