La violence reprend de plus belle à Djugu, dans la province de l’Ituri, où des dizaines de civils ont été tués depuis la fin de la semaine dernière. Ces atrocités sont attribuées à la milice CODECO, active depuis plusieurs années dans cette région meurtrie par les conflits communautaires. Selon des sources locales, les victimes étaient des déplacés de guerre qui se rendaient aux activités champêtres lorsqu’ils sont tombés dans une embuscade tendue par des hommes armés de la CODECO à Maze, dans les premières heures du 2 octobre.

Face à cette nouvelle flambée de violence, la MONUSCO a annoncé avoir renforcé sa présence dans les zones sensibles de l’Ituri, multipliant les patrouilles conjointes avec les FARDC afin d’assurer une meilleure protection des populations civiles. La mission onusienne souligne qu’elle reste pleinement engagée à soutenir les autorités congolaises dans la stabilisation de la province.
Dans un communiqué, la MONUSCO a condamné avec fermeté ces attaques ciblant des civils sans défense et appelé les groupes armés, notamment la CODECO, à respecter leurs engagements issus de l’accord de paix d’Aru II. La mission a également mis en garde contre la militarisation croissante autour des sites des déplacés, estimant que cette situation fragilise davantage la sécurité des populations déjà vulnérables.

Malgré les efforts conjoints des forces congolaises et de la MONUSCO, l’Ituri demeure l’une des provinces les plus instables de l’Est de la RDC, où les violences intercommunautaires et les attaques des groupes armés continuent d’endeuiller les civils.
C.I.M


