Le lancement, ce lundi 1ᵉʳ décembre, des travaux de marquage sur l’avenue Lulua entre le carrefour Saint-Clément et l’hôpital Pax par l’entreprise Safrimex suscite de vives réactions à Kananga. Au cœur de la polémique : le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), qui se dit indigné par un marquage jugé hâtif et inapproprié.
Selon la LUCHA, les observations formulées il y a une semaine par le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph Moïse Kambulu, n’auraient pas été prises en compte. L’autorité provinciale avait notamment pointé du doigt la stagnation des eaux de part et d’autre de la chaussée, signe de travaux non achevés. Jean-Calvin Luamba, militant du mouvement, s’interroge : « Le gouverneur avait critiqué l’état de cette route où l’eau stagne encore. L’entreprise avait demandé de régler ces problèmes une fois les 11 kilomètres terminés. Sont-ils terminés ? Pourquoi marquer maintenant ? »
La LUCHA demande au gouvernement central, à la province et aux services techniques de redoubler de vigilance afin de garantir la conformité et la durabilité des travaux. Le mouvement évoque un risque réel de dégradation rapide de la route si les anomalies existantes ne sont pas corrigées. Certains militants soupçonnent même une précipitation liée à la possible venue du président de la République dans la province. « Safrimex doit améliorer son travail. Le Kasaï-Central a besoin d’infrastructures solides pour se développer », insiste Jean-Calvin Luamba.
Les inquiétudes de la population sont renforcées par l’apparition de fissures et affaissements entre le quartier Hygiène et le grand marché Ndesha. Des défauts signalés par plusieurs sources locales et qui sèment le doute quant à la résistance d’une route empruntée quotidiennement par plus d’un million de personnes.
Elrick Elesse


