Kinshasa étouffe, et ses artères saturées racontent chaque jour la même histoire : celle d’une ville en perpuelle expansion, mais freinée par des infrastructures à bout de souffle. Face à cette urgence urbaine, le gouvernement congolais avance une réponse d’envergure : la construction du viaduc de la baie de Ngaliema.
Présenté par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, ce projet s’inscrit dans une vision plus large de modernisation du réseau routier de la capitale. Objectif affiché : fluidifier la circulation et réduire considérablement les embouteillages qui paralysent les axes stratégiques menant vers le centre-ville et la Gombe, véritables poumons économiques de Kinshasa.
Long de 3,5 kilomètres, l’ouvrage sera conçu en deux fois deux voies, offrant ainsi une capacité de circulation accrue et adaptée à la densité croissante du trafic urbain. Mais au-delà de ses dimensions techniques, c’est surtout son tracé qui attire l’attention. Le viaduc reliera les rocades nord-ouest et nord-est, en empruntant un itinéraire stratégique passant notamment par l’avenue du Tourisme et le boulevard Tshatshi.
Pensé pour permettre une vitesse de circulation comprise entre 60 et 80 km/h, ce futur axe rapide pourrait transformer en profondeur la mobilité à Kinshasa, en réduisant les temps de trajet et en désengorgeant des zones aujourd’hui sous pression permanente. Ce projet structurant, dont le Conseil a pris acte, marque une nouvelle étape dans la volonté des autorités de repenser la ville et d’accompagner sa croissance.
Reste désormais à passer de la vision à la concrétisation, dans un contexte où les attentes des Kinois en matière d’infrastructures sont plus fortes que jamais. Le viaduc de la baie de Ngaliema pourrait ainsi devenir bien plus qu’un simple ouvrage d’art : un symbole de la mutation urbaine de Kinshasa.
JK


