Kinshasa refuse désormais de servir de terre fertile aux maladies d’origine hygiénique. Face à la prolifération inquiétante des infections liées au non-respect des normes sanitaires, les autorités provinciales ont décidé de frapper fort. Désormais, vendre ou manipuler des denrées alimentaires sans respecter les règles élémentaires d’hygiène relève du passé.
Le ministre provincial de la Santé, Dr Patricien Gongo Abakazi, a signé une circulaire qui impose de nouvelles obligations strictes aux vendeurs et aux transporteurs de produits alimentaires. L’arrêté, entré en vigueur ce 30 septembre, prévoit une période de sensibilisation d’un mois, qui s’achèvera le 30 octobre 2025. Après cette date, plus aucune tolérance.
Le texte fixe des mesures claires : Protection des denrées : tout produit alimentaire devra être à l’abri de la poussière, des fumées, des insectes ou de toute manipulation inappropriée; Fin de l’exposition sauvage : il est interdit d’étaler au sol ou sur des supports insalubres des aliments destinés à la consommation; Contrôle médical obligatoire : toute personne manipulant des denrées alimentaires devra présenter un certificat médical d’aptitude, renouvelé périodiquement par les services compétents.
Passée la phase de sensibilisation, les contrevenants seront traduits devant la justice et subiront « la rigueur de la loi », selon les termes du communiqué officiel. En lançant cette croisade, Kinshasa espère non seulement sauver des vies mais aussi restaurer la confiance des consommateurs, de plus en plus inquiets face aux risques sanitaires qui se cachent derrière chaque marché de rue.
Junior Kulele


