La grève des conducteurs de camions poids lourds, qui menaçait de perturber gravement l’approvisionnement de la capitale, a été suspendue dimanche soir à l’issue d’un échange entre l’intersyndicale des transporteurs et le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba. L’intersyndicale a indiqué avoir privilégié la voie du dialogue, saluant l’ouverture des autorités provinciales face aux préoccupations sécuritaires des transporteurs.
En réponse aux revendications des transporteurs, Daniel Bumba a annoncé une série de mesures visant à renforcer la sécurité routière et protéger les acteurs du transport : Renforcement de la sécurité routière sur l’ensemble du réseau urbain et interurbain ; Intensification des patrouilles sur les principaux axes routiers, notamment la Route nationale numéro 1 (RN1), considérée comme un corridor stratégique pour l’approvisionnement de Kinshasa.
bjectif affiché : dissuader les actes d’insécurité, notamment les braquages, agressions et extorsions visant les chauffeurs de camions. Par ailleurs, il a été décidé de la mise en place d’une commission mixte regroupant les autorités provinciales et les syndicats des transporteurs. Cette commission, dont les travaux débuteront dès le 23 février 2026, aura pour mission de définir des stratégies concrètes et durables pour sécuriser les transporteurs et améliorer les conditions d’exercice de leur métier.
La levée de la grève est intervenue à l’issue d’une réunion ayant réuni le gouverneur Daniel Bumba, le ministre provincial des Transports Jésus-Noël Sheke, ainsi que le président de l’intersyndicale des transporteurs, André Tshikoji. Les échanges ont porté sur la recrudescence des actes d’insécurité sur les axes routiers, les tracasseries et la nécessité d’un cadre de concertation permanent entre l’État et les transporteurs.
Cette suspension de la grève constitue un test important pour la gouvernance provinciale. Si les engagements annoncés se traduisent en actions concrètes sur le terrain, ils pourraient contribuer à stabiliser un secteur vital pour l’économie urbaine.
À Kinshasa, où plus de 70 % des biens de consommation arrivent par camions, toute perturbation du transport routier se traduit immédiatement par une flambée des prix et des pénuries. La sécurisation des transporteurs n’est donc pas seulement une question corporatiste, mais un enjeu de sécurité économique et sociale.
La rédaction de b-onetv.cd


