• ACTUALITÉ
  • Nos émissions télé
  • Biso
  • A Propos
  • Contact
jeudi, mars 12, 2026
B-one télévision
  • ACTUALITÉ
  • Politique
  • Justice
  • Sécurité
  • éducation
  • Santé
  • Culture
  • Femme
  • Nos émissions télé
  • Biso
No Result
View All Result
  • ACTUALITÉ
  • Politique
  • Justice
  • Sécurité
  • éducation
  • Santé
  • Culture
  • Femme
  • Nos émissions télé
  • Biso
No Result
View All Result
B-one télévision
No Result
View All Result
  • ACTUALITÉ
  • Politique
  • Justice
  • Sécurité
  • éducation
  • Santé
  • Culture
  • Femme
  • Nos émissions télé
  • Biso
Home Société

Kinshasa : Nka, un quartier en plein essor, mais asphyxié par le manque de services essentiels

7 mois ago
in Société
0 0
Kinshasa : Nka, un quartier en plein essor, mais asphyxié par le manque de services essentiels
Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur whatsapp

Dans les dédales poussiéreux de NKA, au cœur de la commune de la Nsele, la promesse d’un avenir radieux se lit déjà sur les murs des maisons fraîchement construites et sur les parcelles en pleine mutation. Mais derrière cette façade d’espoir, la population vit une réalité rude, marquée par un manque criant de services essentiels. Ici, à deux pas seulement de la représentation de l’Union européenne à Kinshasa, l’eau, l’électricité, les écoles, les hôpitaux et même un marché digne de ce nom se font toujours attendre.

Sous le soleil de la saison sèche, des femmes, bidons jaunes sur la tête, longent la route en direction de la rivière Libou. Certaines parcourent près d’une heure de marche pour remplir quelques seaux. Grâce à la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi, une citerne a été installée. Le projet PILAEP, porté par l’Agence Française de Développement, tente lui aussi d’apporter un soulagement. Mais ces solutions demeurent insuffisantes.

« En ce moment, la nappe phréatique baisse. Les puits s’assèchent et il faut creuser encore plus profond. Mais sans électricité, impossible de pomper », explique un père de famille, mains couvertes de poussière après une matinée passée à chercher de l’eau.

Au petit marché improvisé surnommé Wenze ya Nkama, les étals de fortune peinent à attirer les clients. Les vendeuses s’abritent tant bien que mal sous des parasols fatigués, tandis que la plupart des habitants préfèrent se rendre au plus structuré arrêt Plazza. « On nous appelle marché, mais nous ne sommes qu’un terrain vague », soupire Mama Pauline, vendeuse de légumes. Autour d’elle, quelques clients marchandent encore, mais l’endroit sonne creux, loin de l’agitation d’un véritable marché public.

Au détour d’une ruelle, des groupes d’enfants jouent au ballon en plein après-midi. Beaucoup ne vont pas à l’école. Les familles manquent de moyens et les écoles publiques, inexistantes dans les environs, obligent certains à parcourir plusieurs kilomètres. « Mon fils a quitté l’école l’année passée. Je n’ai pas pu payer une école privée, et il n’y a pas d’école publique ici », confie une mère, le regard voilé.

Si le jour dévoile les défis, la nuit, c’est l’insécurité qui prend le relais. Plongé dans une obscurité totale, le quartier devient vulnérable. « La SNEL est venue, ils ont promis. Depuis, plus rien. La nuit, nous vivons dans le noir complet. C’est dangereux », déplore le chef du quartier, lampe torche à la main.

Malgré tout, Nka attire. Les terrains s’arrachent déjà à prix fort. « Quand je suis arrivée ici, il y a neuf ans, il n’y avait presque rien. Aujourd’hui, je vends des parcelles à 18 000 dollars pour les terrains nus, et à 25 000 dollars ou plus quand ils sont déjà mis en valeur », explique une agente immobilière avec assurance. Les maisons poussent, les familles affluent. Tout laisse penser que le quartier a un avenir. Mais un avenir suspendu, tant que les besoins essentiels ne seront pas comblés.

Avec ses 18 000 habitants, Nka n’est plus un quartier naissant : c’est une communauté qui réclame eau, lumière, éducation, santé et infrastructures pour vivre dignement. Les regards se tournent désormais vers les autorités. Entre promesses politiques et attentes sociales, Nka incarne cette contradiction si familière à Kinshasa : un quartier qui grandit, mais qui attend encore son véritable décollage.

Jehovani Mulumba

Dans la même catégorie

Violences sexuelles dans l’Est de la RDC : plus de 1 500 victimes en 2025, Kinshasa
Société

Violences sexuelles dans l’Est de la RDC : plus de 1 500 victimes en 2025, Kinshasa

10 mars 2026
Nord-Kivu : à Rugarama, la faim s’installe dans tous les foyers
Société

Nord-Kivu : à Rugarama, la faim s’installe dans tous les foyers

10 mars 2026

Contactez-nous

Email : publicite@b-onetv.cd

Email : infos@b-onetv.cd

 

  • Publicité
  • A Propos
  • Contact
  • Confidentialité

© 2023 B-one Télévision - All Rights Reserved. Conçu par Jonathan mus

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
No Result
View All Result
  • ACTUALITÉ
  • Nos émissions télé
  • Biso
  • A Propos
  • Contact

© 2023 B-one Télévision - All Rights Reserved. Conçu par Jonathan mus