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[Analyse] Kinshasa qui suffoque, Fally qui triomphe : Tshisekedi entre urgence sociale et fierté culturelle

5 minutes ago
in Société
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[Analyse] Kinshasa qui suffoque, Fally qui triomphe : Tshisekedi entre urgence sociale et fierté culturelle
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Dans la salle, les caméras étaient braquées sur lui. Mais au-delà des projecteurs, c’est un pays entier que Félix Tshisekedi semblait regarder droit dans les yeux. Une conférence de presse au parfum de vérité, où le Chef de l’État a tenté de conjuguer fermeté politique, aveu d’impuissance sur certains dossiers et exaltation d’un Congo qui veut encore croire en lui-même.

Entre les déchets qui étouffent Kinshasa, les embouteillages devenus une seconde identité de la capitale, les ministres indisciplinés, les universités abandonnées, l’eau et l’électricité qui manquent encore à des millions de Congolais, et la fierté culturelle portée par Fally Ipupa au Stade de France, le Président a livré un tableau contrasté d’une RDC suspendue entre chaos quotidien et rêve de grandeur.

Félix Tshisekedi n’a pas seulement parlé aux journalistes. Il a parlé à une opinion publique fatiguée. Fatiguée des promesses répétées, des routes bloquées par les cortèges officiels, des quartiers plongés dans le noir, des robinets secs et des montagnes d’immondices qui donnent parfois à Kinshasa l’image d’une ville abandonnée à elle-même.

Sur la question de l’insalubrité et des inondations meurtrières dans la capitale, le Président a reconnu une réalité qui saute désormais au visage du monde entier. « Je me sens touché », a-t-il déclaré avec gravité. Un ton inhabituellement personnel. Félix Tshisekedi a tenté d’expliquer le désastre urbain par l’absence d’une véritable politique d’urbanisation avant son arrivée au pouvoir. Une manière aussi de rappeler que Kinshasa porte les cicatrices de plusieurs décennies de croissance anarchique.

Mais dans une ville où chaque pluie devient un danger national, les Congolais attendent désormais plus qu’un constat lucide. Ils réclament une rupture visible. Car Kinshasa étouffe. Étouffe sous les sachets, les constructions sauvages, les caniveaux bouchés, mais aussi sous les embouteillages interminables qui paralysent la productivité et brisent la patience collective. La capitale congolaise ressemble de plus en plus à une ville qui court plus vite que son propre développement. Et c’est précisément sur cette question de désordre urbain que Félix Tshisekedi a voulu afficher une ligne de fermeté spectaculaire.

Les images des véhicules officiels empruntant les sens interdits, parfois avec des plaques d’immatriculation volontairement bâchées, alimentent depuis longtemps la colère populaire. Cette fois, le Chef de l’État a publiquement haussé le ton. « C’est interdit », a-t-il insisté, avant de lancer une phrase qui résonne comme un avertissement direct à son propre gouvernement : « Veuillez bien noter la plaque. Si vous avez bien vu le visage, n’hésitez pas à me donner son nom. Il ou elle quittera immédiatement le gouvernement. »

Dans un pays où l’impunité des puissants est souvent dénoncée comme une norme silencieuse, cette déclaration marque un tournant symbolique fort. Reste désormais à voir si cette fermeté médiatique se transformera en sanctions réelles. Car l’opinion congolaise a appris à ne plus juger les discours, mais les conséquences.

Au-delà de la gouvernance, Félix Tshisekedi a aussi voulu parler du Congo qui rayonne. Et c’est ici que le ton du Président a changé. Plus léger. Plus passionné. Presque admiratif. En évoquant le concert historique de Fally Ipupa à Paris, le Chef de l’État a célébré ce qu’il considère désormais comme une arme diplomatique majeure : le soft power culturel congolais. « Si mon agenda l’avait permis, j’aurais été là-bas », a confié Félix Tshisekedi, assumant publiquement son admiration pour l’artiste.

Plus encore, le Président a annoncé que Fally Ipupa sera décoré, signe que le pouvoir entend désormais institutionnaliser la reconnaissance des figures culturelles qui exportent l’image du Congo à l’international. Ce passage est loin d’être anodin. Dans un contexte politique souvent dominé par les crises sécuritaires et sociales, la culture apparaît comme l’un des rares espaces où la RDC impose encore le respect et l’admiration du monde.

Le Stade de France rempli par un artiste congolais dépasse le simple événement musical : c’est une démonstration de puissance symbolique. Une manière de rappeler qu’au milieu des fragilités de l’État, la marque “Congo” continue malgré tout de séduire la planète. En appelant également les Congolais à soutenir Koffi Olomidé, Werrason et Ferre Gola pour leurs prochaines productions en Europe, Félix Tshisekedi tente aussi de construire un récit national plus positif, capable de dépasser les seules tragédies politiques et sécuritaires.

Mais derrière cette conférence de presse soigneusement maîtrisée, une question demeure : les Congolais ont-ils encore le luxe de rêver culturellement quand les besoins fondamentaux restent si précaires ? Car le vrai défi du quinquennat ne se trouve pas dans les ovations du Stade de France. Il se trouve dans les salles de classe délabrées des universités publiques, dans les quartiers privés d’eau potable, dans les coupures d’électricité qui étranglent les petits commerces, dans les routes défoncées et dans cette impression persistante d’un État parfois dépassé par sa propre capitale.

Cette conférence de presse aura donc montré un Félix Tshisekedi à double visage : celui d’un Président conscient des fractures profondes de son pays, mais aussi celui d’un dirigeant qui veut croire que la RDC peut encore séduire le monde par sa culture, son énergie et son génie populaire. Entre Kinshasa qui suffoque et Paris qui acclame Fally Ipupa, le Congo avance ainsi sur une ligne étroite : celle qui sépare la puissance du symbole de l’urgence du réel.

Junior Kulele

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