Le gouvernement congolais a procédé, ce mercredi 28 janvier 2026, au lancement officiel de l’initiative « Alerte précoce pour tous » en République démocratique du Congo. La cérémonie s’est tenue à Kinshasa sous la conduite de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, marquant une étape importante dans la prévention des catastrophes naturelles liées au changement climatique.

Cette initiative vise à renforcer la protection des populations et des biens économiques face à la recrudescence des risques climatiques auxquels le pays est de plus en plus exposé. Parmi les menaces identifiées figurent notamment : les inondations saisonnières, les glissements de terrain, les sécheresses prolongées, les tempêtes et autres phénomènes extrêmes. L’objectif est de doter la RDC d’un système capable d’anticiper ces catastrophes afin de réduire leurs impacts humains et matériels.
Le lancement est intervenu à l’issue d’un atelier national de deux jours, organisé à Kinshasa du mercredi 28 au jeudi 29 janvier 2026. Cette rencontre a rassemblé de nombreux acteurs clés, notamment : des ministères sectoriels, des agences des Nations Unies, des partenaires bilatéraux et multilatéraux, des organisations de la société civile, des institutions de recherche.
Les travaux ont permis d’évaluer les capacités actuelles du pays en matière d’alerte précoce, de définir un mécanisme national de coordination et d’élaborer une feuille de route pour la mise en place d’un système d’alerte multirisque à l’échelle nationale.

Prenant la parole à cette occasion, la cheffe du gouvernement a réaffirmé l’engagement total de son équipe à renforcer les dispositifs d’alerte précoce, qu’elle considère comme un levier essentiel du développement durable et de la résilience des communautés congolaises. Pour Judith Suminwa, l’anticipation des catastrophes doit devenir une priorité nationale afin de mieux protéger les citoyens et soutenir la croissance économique.
L’initiative « Alerte précoce pour tous » a été lancée en 2022 par le Secrétaire général des Nations Unies. En RDC, elle bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires internationaux, notamment : le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’Union internationale des télécommunications (UIT), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), la Banque mondiale, ainsi que des organisations régionales comme la SADC et la CEEAC.

À travers cette initiative, la RDC entend franchir une étape décisive dans l’anticipation des catastrophes naturelles, en plaçant la prévention, l’information rapide et la protection des populations au cœur de sa stratégie nationale de développement.
Jehovani Mulumba


