C’est par une poignée de main empreinte de solennité que s’est refermée la mission de l’ambassadrice des États-Unis d’Amérique en République démocratique du Congo, Madame Lucy Tamlyn. Reçue en audience d’au revoir par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la Cité de l’Union africaine, la diplomate américaine a officiellement pris congé des autorités congolaises, mettant un terme à une mission marquée par le renforcement des relations bilatérales entre Kinshasa et Washington.

À l’issue de cette rencontre, Lucy Tamlyn a dressé un bilan positif de la coopération entre les États-Unis et la RDC. Elle a mis en avant la solidité du partenariat stratégique unissant les deux pays, soulignant les avancées réalisées dans plusieurs secteurs clés d’intérêt commun, notamment la gouvernance, la sécurité, le développement économique et l’appui aux réformes institutionnelles.
Le chef de l’État congolais, pour sa part, a salué l’engagement personnel de l’ambassadrice dans la consolidation du dialogue politique et diplomatique entre les deux capitales. Félix Tshisekedi a exprimé sa reconnaissance pour le travail accompli durant son mandat, tout en lui adressant ses vœux de réussite pour la suite de sa carrière au sein de la diplomatie américaine.
Lucy Tamlyn avait pris ses fonctions à Kinshasa en février 2023, succédant à l’ambassadeur Michael (Mike) A. Hammer, nommé en juin 2022 envoyé spécial des États-Unis pour la Corne de l’Afrique après avoir servi en RDC de 2018 à 2022. Diplomate de carrière avec le grade de ministre-conseiller, Lucy Tamlyn a intégré le service diplomatique américain en 1982. Avant son affectation en RDC, elle a notamment été ambassadrice des États-Unis en République centrafricaine de 2019 à 2022, puis en République du Bénin entre 2015 et 2018.
Au-delà du simple rituel d’une visite d’adieu, cette audience s’inscrit dans le contexte particulier de la mise en œuvre de l’accord de Washington, symbolisant la fin d’une mission placée sous le signe du dialogue franc, de la confiance et du renforcement de la coopération stratégique entre les États-Unis et la République démocratique du Congo.
Par ailleurs, plusieurs acteurs politiques congolais ont salué une approche diplomatique jugée plus crédible et rassurante, estimant qu’elle a su inspirer davantage confiance aux partenaires de la RDC, dans un style distinct de celui de son prédécesseur, Michael Hammer, surnommé « Mike Nzita » dans certains cercles.
Elrick Elesse


