La lutte contre l’insécurité se renforce à Mont-Ngafula. Réuni cette semaine à CPA-Mushi, le Comité local de sécurité élargi, sous la conduite du bourgmestre Séverin Lumbu Malamba, a annoncé une série de mesures destinées à mieux contrôler les déplacements et à accélérer la réponse judiciaire face à la criminalité.
Tenue dans l’enceinte de l’école Prince de la Paix, la réunion a permis aux responsables des services de sécurité d’examiner les différentes attaques enregistrées ces derniers mois, leurs circonstances ainsi que les facteurs favorisant l’insécurité dans la commune. Parmi les décisions prises, le contrôle des taxis-motos occupe une place particulière.
Les autorités locales soupçonnent certains deux-roues non identifiés d’être utilisés par des groupes d’assaillants pour leurs déplacements. Le Comité local de sécurité a ainsi décidé d’interdire la circulation des taxis-motos non identifiés sur l’ensemble du territoire de Mont-Ngafula.
Les conducteurs concernés disposent d’un délai de cinq jours, soit jusqu’au 13 septembre 2026, pour se conformer aux exigences d’identification municipale. Les récalcitrants s’exposent à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Pour les autorités, l’objectif est de renforcer la traçabilité des conducteurs et de faciliter le contrôle des mouvements dans la commune.
Autre mesure annoncée : le démarrage, lundi 14 septembre 2026, des audiences foraines devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema. Plus de 200 présumés criminels, interpellés au cours des quatre derniers mois, sont concernés par ces audiences. Pour les autorités locales, cette procédure doit permettre de donner une suite judiciaire aux nombreuses interpellations réalisées dans le cadre des opérations de lutte contre l’insécurité.
Ces audiences devraient également offrir aux victimes la possibilité de voir leurs dossiers examinés par la justice. À Mont-Ngafula, la stratégie repose désormais sur un double dispositif : resserrer le contrôle sécuritaire sur le terrain et accélérer le traitement judiciaire des affaires criminelles, avec l’ambition de ramener durablement la quiétude dans cette partie de Kinshasa.
C.I.M


