L’atmosphère était électrique ce mercredi aux abords du Palais du Peuple. Un imposant dispositif sécuritaire a été déployé pour encadrer la plénière convoquée par l’Assemblée nationale. À l’ordre du jour, un point unique mais explosif : la mise en place d’une commission spéciale chargée d’examiner les pétitions visant cinq membres du bureau, dont le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe. Cette étape est décisive dans le bras de fer politique qui agite la Chambre basse depuis plusieurs jours.
Des barrières métalliques ont été dressées aux abords du Palais, tandis que les forces de l’ordre procédaient à un strict contrôle des accès. Objectif affiché : prévenir tout débordement alors que partisans et opposants se mobilisent dans un climat marqué par la méfiance et les rumeurs de manœuvres politiques en coulisse.
Pour de nombreux observateurs, cette séance s’annonce comme un tournant. La composition et le fonctionnement de la commission spéciale diront beaucoup sur l’équilibre actuel des forces à l’Assemblée nationale et sur la capacité de l’institution à gérer une crise interne sans basculer dans le chaos politique.


