Le docteur Denis Mukwege, gynécologue congolais et prix Nobel de la paix 2018, a franchi une étape majeure dans sa carrière internationale. Il a été officiellement installé, sous la prestigieuse Coupole de l’Institut de France, en tant que membre associé étranger de l’Académie des sciences morales et politiques, l’une des plus anciennes et influentes institutions intellectuelles du pays.

La séance d’installation a suivi le protocole traditionnel des académies de l’Institut de France. Jean-Robert Pitte, président de l’Académie des sciences morales et politiques, a ouvert la cérémonie par une allocution introductive. Louis Vogel, académicien et sénateur, a ensuite prononcé le discours d’accueil consacré à l’œuvre et au parcours du Dr Mukwege.
Invité à prendre la parole, Denis Mukwege a rendu hommage à une grande figure de la diplomatie internationale en donnant lecture de la notice dédiée à Javier Pérez de Cuéllar, ancien secrétaire général des Nations unies et personnalité qui marqua profondément l’histoire du multilatéralisme.
L’élection de Denis Mukwege au sein de cette Académie constitue l’une des distinctions intellectuelles les plus élevées en France. Fondée en 1795, l’Académie des sciences morales et politiques rassemble des penseurs, juristes, diplomates, chercheurs, dirigeants publics et personnalités marquantes dont les travaux nourrissent la réflexion nationale et internationale.

Être élu comme membre associé étranger est un honneur réservé à un nombre très limité de personnalités dont l’œuvre dépasse largement les frontières de leur pays. En accueillant le médecin congolais, l’Académie reconnaît non seulement un spécialiste mondialement salué pour son travail auprès des femmes victimes de violences sexuelles, mais également une voix morale incontournable dans les débats sur la paix, les droits humains et la justice internationale.
Cette distinction renforce la place du Dr Mukwege dans les sphères de réflexion politique, éthique et humanitaire, et confirme l’impact global de ses engagements en faveur de la dignité humaine.
Junior Kulele


