Attendu ce mardi 5 mai devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe dans le cadre du procès lié au présumé détournement des fonds du FRIVAO, l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, ne s’est pas présenté à l’audience. En cause : un état de santé jugé préoccupant.
Dans une correspondance datée du 4 mai, l’ex-patron de la justice indique être hospitalisé depuis sept mois, évoquant une condition « fragile » incompatible avec une comparution. À l’appui, une attestation médicale délivrée par le cabinet de cardiologie Cardio-Health Santé a été versée au dossier.
Face à cette absence, la juge présidente de la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, après concertation avec les membres de la composition, a décidé de renvoyer l’affaire à deux semaines. L’objectif : permettre à Constant Mutamba de se rétablir afin d’apporter ses éclairages à la justice.
Une décision qui ne fait pas l’unanimité. Le ministère public, qui insistait sur sa comparution, estime qu’une présence de l’ancien ministre aurait permis de faire avancer le dossier et de faciliter la prise de décision de la cour. Au cœur des débats : des paiements estimés à plus de 50 millions de dollars américains, qui auraient été effectués sans l’avis préalable de non-objection de la Direction générale de contrôle des marchés publics (DGCMP).
Détenu à la prison centrale de Makala, le directeur général ad intérim du FRIVAO, Chansar Bolukola, affirme avoir exécuté ces paiements sur instruction verbale de Constant Mutamba. De leur côté, les entreprises bénéficiaires reconnaissent avoir perçu les fonds avant la régularisation des procédures exigées.
À noter également l’absence, lors de cette audience, des responsables de la Rawbank, de la SNEL ainsi que du président du Conseil d’administration du FRIVAO. Tous sont attendus à la prochaine audience fixée au 19 mai.
La rédaction de b-onetv.cd


