Un tournant majeur s’opère dans la gestion des affaires religieuses en République démocratique du Congo. Le gouvernement met fin à l’exigence du « permis de culte », une mesure jugée désormais illégale et contraire aux principes fondamentaux de liberté religieuse. Face au Sénat, le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a été sans équivoque : « la liberté de religion ne peut être conditionnée à aucun permis administratif ». Une déclaration qui vient balayer une pratique instaurée sous l’impulsion de son prédécesseur, Constant Mutamba.
Selon le ministre, aucune disposition légale ne fonde l’existence de ce permis. Il rappelle que la seule exigence valable demeure la reconnaissance juridique des confessions religieuses, conformément à la loi de 2001 régissant les associations sans but lucratif (ASBL). Dans la foulée, Guillaume Ngefa a également dénoncé les frais imposés aux responsables religieux depuis juillet 2024, oscillant entre 25 et plus de 100 dollars. Des montants perçus, selon lui, « en dehors de tout cadre légal », qu’il qualifie d’« imposition indue ».
Pour répondre aux abus signalés, le ministre a annoncé la mise en place d’une cellule chargée de recevoir les plaintes liées à ces pratiques. Une initiative qui vise à restaurer la confiance et à garantir le respect des droits fondamentaux. Cette décision marque une volonté affichée des autorités de remettre de l’ordre dans la régulation du secteur religieux, tout en réaffirmant un principe constitutionnel : la foi ne se soumet à aucun permis.
JK


