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RDC : Aimé Boji, le choix stratégique de Félix Tshisekedi pour diriger l’Assemblée nationale

4 mois ago
in Politique
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RDC : Aimé Boji, le choix stratégique de Félix Tshisekedi pour diriger l’Assemblée nationale
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Le climat politique congolais s’anime autour d’un enjeu majeur : la succession de Vital Kamerhe à la tête de l’Assemblée nationale. Le mercredi 29 octobre 2025, l’Union sacrée de la Nation (USN) a levé le voile sur son candidat unique : Aimé Boji Sangara Bamanyirwe, député de Walungu (Sud-Kivu) et ancien ministre d’État à l’Industrie. L’annonce a été faite par le Secrétaire permanent de la plateforme présidentielle, André Mbata, qui a souligné que ce choix repose sur un consensus autour de l’autorité morale, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Si cette décision vise officiellement à préserver la cohésion de la majorité, elle ne fait pas l’unanimité. Plusieurs élus de l’Union sacrée dénoncent une procédure imposée d’en haut et réclament un vote « libre et transparent ». Certains, à l’image du député Willy Mishiki Buhini, estiment qu’un membre du gouvernement ne devrait pas immédiatement prétendre à la présidence de la Chambre basse.

Cette contestation intervient alors que la plénière de réintégration d’Aimé Boji à l’Assemblée vient à peine de s’achever, suscitant déjà un vif débat sur la conformité de la démarche avec le règlement intérieur. Pour ses partisans, toutefois, le retour de Boji au Palais du peuple marque une transition naturelle : celle d’un homme d’expérience, à la fois parlementaire aguerri et technocrate rompu à la gestion de l’État.

Pour Félix Tshisekedi, le choix d’Aimé Boji relève autant de la stratégie politique que de la loyauté. Ancien ministre du Budget et figure respectée de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), le parti de Vital Kamerhe, Boji incarne un équilibre politique fragile au sein de la majorité présidentielle. En soutenant un cadre de ce parti allié, le chef de l’État cherche à consolider l’unité de sa coalition et à prévenir toute fragmentation interne.

« J’ai siégé ici pendant plus de 13 ans et j’apporte aussi une expérience de l’exécutif », déclarait Aimé Boji après le dépôt de sa candidature. « Je travaillerai avec assiduité et dans un esprit patriotique pour l’intérêt de notre pays. »

Mais derrière la façade d’unité, les tensions demeurent vives. Depuis plusieurs semaines, des rivalités opposent les composantes issues du MLC, de l’UDPS et des anciens du PPRD, tous désireux d’occuper ce perchoir hautement symbolique. Ce poste stratégique, au cœur du dispositif institutionnel, contrôle non seulement l’agenda législatif, mais aussi la composition des commissions parlementaires et les rapports avec le gouvernement.

Face au risque d’un vote éclaté, Félix Tshisekedi a pris les devants : il a imposé un candidat unique et resserré les rangs de sa majorité. Une manœuvre politique que d’aucuns jugent nécessaire, d’autres autoritaire. Cette décision relance un débat de fond : jusqu’où peut aller le président dans l’orientation des choix du Parlement ? Certains analystes dénoncent une dérive vers une présidentialisation du régime. « En désignant le candidat de l’Union sacrée, le chef de l’État empiète sur le domaine du législatif et renforce l’idée d’une Assemblée inféodée à l’exécutif », commente un politologue kinois.

D’autres, plus nuancés, y voient une nécessité politique dans un système encore fragile : « Le président agit en chef de coalition, pas en chef du Parlement. Il cherche simplement à préserver la stabilité gouvernementale », explique un proche du pouvoir. Au-delà des postures, le choix d’Aimé Boji revêt une dimension hautement stratégique. Le contrôle du perchoir permettra à la majorité de maîtriser le rythme législatif, de soutenir les réformes du gouvernement, et surtout de préparer sereinement les échéances électorales de 2028.

Dans un contexte où la session budgétaire tourne déjà au ralenti, l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale revêt une importance cruciale pour la poursuite des affaires de l’État. En parvenant à imposer son candidat sans fracture ouverte, Félix Tshisekedi réalise un coup politique maîtrisé. Il réaffirme son autorité sur la coalition et envoie un signal fort : la loyauté prime sur la dissidence. Mais ce succès apparent pose une question plus profonde : la RDC s’achemine-t-elle vers une stabilité institutionnelle durable, ou vers un système où la majorité parlementaire n’est qu’un prolongement de la présidence ?

La désignation d’Aimé Boji Sangara comme candidat unique de l’Union sacrée est plus qu’un simple épisode parlementaire. Elle illustre le rapport de force permanent entre cohésion politique et indépendance institutionnelle. Dans une démocratie en construction, la frontière entre discipline de coalition et dépendance du législatif demeure fragile.

Une chose est sûre : le chef de l’État a réussi à resserrer les rangs avant un vote décisif.
Reste à savoir si, à long terme, cette stratégie d’unité servira la stabilité démocratique… ou accentuera la centralisation du pouvoir autour du président.

Junior Kulele

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