Lors de la 9ᵉ édition du Forum sur la Coopération sino-africaine, tenue au début de ce mois de septembre, le président chinois Xi Jinping a promis un montant de 50 milliards de dollars américains pour financer des projets dans plusieurs secteurs, notamment les infrastructures de base, l’agriculture, l’énergie et d’autres secteurs en Afrique. La République Démocratique du Congo, qui a participé à ces assises, tient mordicus à capter une partie de cette enveloppe destinée au continent.

C’est ainsi que le président de la République a institué une task force à cet effet, qui s’est réunie pour la première fois ce lundi. Cette rencontre a été présidée par le Vice-Premier ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, et a regroupé notamment les ministres Julien Paluku du Commerce extérieur, Augustin Kibassa des PTNTIC, Alexis Gisaro des Infrastructures, Mohindo Nzangi du Développement rural, Jean-Lucien Busa du Commerce extérieur, ainsi que les délégués d’autres ministères sectoriels.
Pour les participants, c’était une réunion importante qui leur a permis de s’inscrire dans la vision du président de la République afin que la RDC soit parmi les nations qui capteront, si ce n’est 50 % de ces 50 milliards, au moins 30 %. Selon le ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Busa, qui a fait le compte-rendu de la réunion : « L’ensemble des ministères a recensé une panoplie de projets bancables, certains avec des études, d’autres sans, afin de déterminer lesquels pourraient être alignés pour capter ce financement chinois. Comme vous le savez, on a souvent accusé la RDC d’avoir une faible capacité d’absorption des financements ou des projets. C’est pourquoi la task force analyse projet par projet », a-t-il déclaré.

Un comité technique sera créé pour le recensement et l’évaluation des projets, a poursuivi Jean-Lucien Busa. « Le Vice-Premier ministre a annoncé la création d’un comité technique qui va maintenant compiler l’ensemble des projets, évaluer leur coût, mais aussi déterminer quels sont les projets ayant déjà des études réalisées, ceux disposant d’analyses préliminaires, et ceux pour lesquels il faut encore réaliser des études », a-t-il ajouté.
Emille Kayomba


