Derrière l’apparente quiétude qui régnait ce mardi dans l’hémicycle, se joue une bataille politique aux allures de bras de fer. Pas moins de 262 députés nationaux ont apposé leur signature pour exiger la destitution de Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, ainsi que de quatre autres membres du bureau.
Le règlement intérieur de la chambre basse est clair : pour être jugée recevable, une pétition visant un membre du bureau doit recueillir au moins un dixième des signatures des députés. Mais lorsque le président de l’Assemblée nationale est concerné, le seuil s’élève à un quart des membres. Avec ses 262 paraphes, la motion dépasse largement ce cap et s’ouvre désormais la voie d’une plénière décisive.
Conformément aux dispositions en vigueur, cette séance doit être convoquée dans un délai de 72 heures après le dépôt du document. Elle sera consacrée exclusivement à ce débat, sans possibilité d’interruption. Comme cinq des sept membres du bureau sont concernés, l’Assemblée plénière devra statuer au cas par cas.
Autre précision de taille : lorsque le président est visé, c’est le premier vice-président – épargné par la pétition – qui dirige les travaux. Le verdict, lui, dépendra du vote à la majorité absolue des membres présents. Ainsi, une question brûle toutes les lèvres : Vital Kamerhe est-il en train de vivre ses dernières heures au perchoir ? Le sort de l’homme fort de l’Assemblée se joue désormais dans les prochains jours.


