Le gouvernement congolais dénonce une nouvelle fois les agissements de la coalition rebelle M23/AFC, soutenue par le Rwanda, qu’il accuse de chercher à faire échouer les processus de paix de Washington et de Doha. Dans un communiqué publié le 29 octobre 2025, le vice-premier ministre en charge de la Défense nationale, Guy Kabombo Muadiamvita, a fustigé une attitude de « provocation délibérée » visant à relancer les hostilités dans l’Est du pays.
Cette sortie intervient après des accusations du M23/AFC reprochant aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’avoir violé le cessez-le-feu en attaquant leurs positions. Pour Kinshasa, ces déclarations ne sont qu’un prétexte pour justifier une nouvelle escalade militaire, alors que des négociations sont toujours en cours sous la médiation des partenaires internationaux. « La République démocratique du Congo est bel et bien agressée dans sa partie orientale par une armée étrangère, en dépit de la main tendue du président Félix Tshisekedi à son homologue rwandais », rappelle le ministre de la Défense dans son communiqué.
Le gouvernement affirme par ailleurs disposer d’éléments attestant d’un renforcement du dispositif militaire du M23/AFC, en hommes et en matériel provenant directement du Rwanda, ainsi que d’attaques répétées contre les positions loyalistes.
Tout en dénonçant ces manœuvres, Kinshasa réaffirme son attachement à la voie diplomatique et son engagement à protéger la population civile. Le vice-premier ministre Guy Kabombo a conclu en soulignant la détermination des FARDC à défendre l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo face à toute agression.
Émile Kayomba


