• ACTUALITÉ
  • Nos émissions télé
  • Biso
  • A Propos
  • Contact
vendredi, mars 6, 2026
B-one télévision
  • ACTUALITÉ
  • Politique
  • Justice
  • Sécurité
  • éducation
  • Santé
  • Culture
  • Femme
  • Nos émissions télé
  • Biso
No Result
View All Result
  • ACTUALITÉ
  • Politique
  • Justice
  • Sécurité
  • éducation
  • Santé
  • Culture
  • Femme
  • Nos émissions télé
  • Biso
No Result
View All Result
B-one télévision
No Result
View All Result
  • ACTUALITÉ
  • Politique
  • Justice
  • Sécurité
  • éducation
  • Santé
  • Culture
  • Femme
  • Nos émissions télé
  • Biso
Home Transports

RDC : Kinshasa face aux bavures policières

3 mois ago
in Transports
0 0
RDC : Kinshasa face aux bavures policières
Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur whatsapp


À Kinshasa, la Police de circulation routière cristallise un malaise ancien, désormais devenu un véritable problème de gouvernance publique. Brutalités, extorsions, contrôles arbitraires, amendes illégales : le quotidien des usagers de la route ressemble à un parcours semé d’embûches où la peur de l’uniforme dépasse parfois celle de l’insécurité ordinaire. Les dérives qui ont accompagné la récente opération de contrôle technique des véhicules et de vérification des permis de conduire ont fini par faire exploser l’indignation populaire. Face à la montée des plaintes et aux multiples vidéos virales de violences policières, les autorités ont finalement haussé le ton.

l’Inspecteur général de la Police nationale congolaise, le Commissaire divisionnaire principal Patience Philémon Mushid, a tiré la sonnette d’alarme : « L’image de la Police est ternie à cause du mauvais comportement de quelques policiers indisciplinés… Les auteurs de bavures seront arrêtés et déférés devant la justice militaire ». Le discours est clair, presque inédit. Mushid Yav pointe du doigt une minorité incontrôlée, mais dont les agissements suffisent à faire basculer la perception globale de l’institution. Amendes inventées, menaces, violences physiques, extorsions de plaques d’immatriculation : autant de pratiques devenues banales et souvent assimilées à une forme de racket institutionnalisé.

Ce constat s’inscrit dans un contexte que les Kinois qualifient volontiers de « crise de confiance » entre la population et la police, nourrie par des années de pratiques illégales et d’impunité. Selon Mushid Yav, les dérives se sont particulièrement aggravées après l’instruction du Vice-Premier ministre de l’Intérieur demandant à la Police de renforcer les contrôles afin de fluidifier la circulation. Or, l’opération, au lieu d’améliorer la situation, a ouvert un espace supplémentaire à la corruption. Beaucoup de policiers ont transformé ce qui devait être un contrôle administratif en système parallèle de taxation informelle : amendes perçues sur place, intimidations pour obtenir des pots-de-vin, arrestations arbitraires de véhicules, absence totale de reçu bancaire.

Les usagers dénoncent une « PCR devenue une économie à part entière », fonctionnant souvent à l’encontre même des textes qu’elle est censée faire respecter. Le Commissaire provincial de la Police à Kinshasa, Israël Kantu, a pour sa part convoqué tous les commandants des unités de la PCR pour un briefing d’urgence. Face aux vidéos virales montrant des policiers brutalisant des conducteurs, arrachant des plaques ou immobilisant des véhicules pour de simples contraventions, il a été catégorique : « Aucun policier n’a le droit d’arracher une plaque, ni de saisir un véhicule pour une simple contravention, encore moins de percevoir une amende sur la voie publique ».

Israel Kantu promet des sanctions sévères contre les commandants récalcitrants et réaffirme le principe : toute amende doit être établie au poste et payée à la banque, jamais sur le terrain. Cette prise de position marque une tentative d’assainissement interne, mais elle révèle également la difficulté du commandement à imposer la discipline dans une institution où la rémunération reste faible et les tentations nombreuses. L’opération de contrôle technique, censée renforcer la sécurité routière, a été perçue par une large partie de la population comme une mesure impopulaire, mal pensée et mal appliquée.

Les critiques des Kinois sont multiples : Kinshasa manque cruellement de routes en bon état ; les voitures circulent dans des conditions extrêmes, souvent sans alternative ; les centres agréés pour le contrôle technique sont insuffisants ; les files d’attente sont interminables ; l’opération a généré des bouchons monstres dans une ville déjà saturée. Beaucoup y voient une manœuvre financière opaque plutôt qu’une démarche de sécurité routière. L’image est forte, révélatrice d’un profond sentiment de déconnexion entre les décideurs et le vécu des citoyens.

Les postes de contrôle improvisés aux carrefours stratégiques provoquent des scènes absurdes : conducteurs paniqués faisant demi-tour, motos coincées dans des rues secondaires, routes bloquées pendant des heures, accidents liés aux manœuvres de fuite. Les témoignages se multiplient. Certains automobilistes affirment avoir été frappés, d’autres ont vu leurs véhicules embarqués sans motif valable, d’autres encore dénoncent des amendes fantaisistes.

Les réseaux sociaux jouent un rôle central : chaque bavure filmée déclenche un torrent d’indignation, exposant au grand jour ce qui se passait autrefois loin des caméras.
La question des dérives policières n’est pas propre à la PCR : les unités de quartier (UPI), la police judiciaire, les services de roulage, sont régulièrement accusés de racket ou d’abus d’autorité. En réalité, la PCR est un symptôme d’un phénomène plus large : une police sous-équipée, faiblement encadrée, peu formée, et confrontée à un système de survie où la corruption apparaît comme un revenu complémentaire. Les réformes annoncées se heurtent constamment à la puissance des réseaux internes, aux protections hiérarchiques et aux résistances politiques.

Pour les experts en gouvernance sécuritaire, plusieurs leviers semblent indispensables : Professionnaliser la PCR, formations régulières, recyclages obligatoires, évaluations de comportement. Assainir les pratiques financières : interdiction stricte des amendes perçues sur la route, digitalisation totale des contraventions, audits internes réguliers. Revaloriser les salaires : Sans amélioration des conditions de vie, la corruption reste un refuge. Moderniser la gestion du trafic à Kinshasa : feux tricolores fonctionnels, caméras de surveillance, centres de contrôle modernisés. Instaurer un mécanisme de plaintes citoyennes : Indépendant, accessible et protégé.

Le rappel à l’ordre de la hiérarchie policière marque peut-être le début d’une prise de conscience institutionnelle. Mais la population reste sceptique : combien de fois des promesses similaires ont-elles été faites ? Le véritable test sera la capacité de la police à sanctionner réellement ses propres agents et à instaurer une culture d’intégrité. La réponse dépendra de la fermeté des autorités, de la transparence des opérations, mais surtout de la volonté de réformer, en profondeur, une institution qui devrait protéger, mais qui trop souvent inquiète.

Junior Kulele

Dans la même catégorie

Kinshasa sous tension : quand la grève paralyse la ville et que la rue impose sa loi
Transports

Kinshasa sous tension : quand la grève paralyse la ville et que la rue impose sa loi

24 février 2026
Kinshasa : la grève des conducteurs de camions poids lourds suspendue
Transports

Kinshasa : la grève des conducteurs de camions poids lourds suspendue

23 février 2026

Contactez-nous

Email : publicite@b-onetv.cd

Email : infos@b-onetv.cd

 

  • Publicité
  • A Propos
  • Contact
  • Confidentialité

© 2023 B-one Télévision - All Rights Reserved. Conçu par Jonathan mus

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
No Result
View All Result
  • ACTUALITÉ
  • Nos émissions télé
  • Biso
  • A Propos
  • Contact

© 2023 B-one Télévision - All Rights Reserved. Conçu par Jonathan mus