La liberté d’organisation politique n’autorise pas tout. En République démocratique du Congo, le Gouvernement rappelle aux formations politiques les limites fixées par la loi, notamment l’interdiction de toute activité à caractère militaire ou paramilitaire en leur sein. Le message est sans équivoque. Les partis politiques congolais sont appelés à se conformer strictement aux dispositions légales qui encadrent leur fonctionnement.
Lors du 102ᵉ Conseil des ministres, l’Exécutif a réitéré l’interdiction formelle de toute activité militaire, paramilitaire ou assimilée au sein des formations politiques, sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’à leur dissolution. Cette mise en garde a été portée à la connaissance des membres du Gouvernement par la ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, Yolande Elebe, qui a rappelé les dispositions légales applicables aux partis politiques.
À travers ce rappel à l’ordre, le Gouvernement entend souligner qu’un parti politique est une organisation civile, appelée à participer à la conquête et à l’exercice démocratique du pouvoir, et non une structure destinée à entretenir ou organiser des activités de nature militaire. La portée de cette mesure renvoie ainsi à une exigence fondamentale : préserver le caractère civil des formations politiques et empêcher toute confusion entre engagement partisan et organisation armée.
Reste désormais à savoir comment cette mise en garde sera traduite dans les faits et quels mécanismes seront mobilisés pour assurer le respect de la loi sur l’ensemble du territoire national. Car, dans une démocratie, la compétition politique doit se jouer sur le terrain des idées, des programmes et des urnes, et non sur celui des armes.
La rédaction de b-onetv.cd


