C’était la surprise du Chef, élu sans majorité à l’Assemblée nationale, Felix Tshisekedi est parvenu sans passer par les urnes, à disposer d’une écrasante majorité en mettant sur pied « l’Union Sacrée pour la nation« . Une surprise agréable d’une union inimaginable pour la nouvelle législature guidée par le cinquième président de la République démocratique du Congo. Au lendemain de la formation de l’Union Sacrée pour la nation, la plateforme politique comptait 318 élus au sein de la chambre basse du parlement dont plus de la moitié des transfuges du Front Commun pour le Congo en rupture d’alliance avec la plate-forme Cap pour le changement.

Mais dans l’histoire, l’origine des faits est souvent lointaine. Après les élections de 2018, dans sa ferme située dans la périphérie Est de Kinshasa, l’ancien Président de la République Joseph Kabila réunissait les élus FCC afin de renouveller leur loyauté à l’autorité morale. Un diner des chauves, les masques devraient tomber tôt ou plus tard, quand le cœur est dans le positionnement, c’est l’intérêt qui guide. Le voile du navire dressé, il fallait lever l’encre. Le vent de l’Union Sacrée est passé, les traditionnels insastsifaits et chercheurs de positionnement ont suivi la direction du vent.
Pour la plupart, ces revirements sont au nom de l’unité nationale, de l’intérêt supérieur de l’État, de la main tendue… Des raisons peu compréhensibles et moins rationnelles. Positionnement politique, conviction, orientation divine née d’obscures visions nocturnes ? Chacun trouve son mot pour justifier son revirement. Ils refusent d’admettre qu’en politique comme en sport, on gagne dans l’humilité et on perd dans la dignité. Ils n’ont cure des règles du jeu démocratique et utilise les artifices politiciens pour assouvir leurs desseins.
Dans le contexte du FCC, est-il judicieux d’indexer ceux qui traversent dans l’autre rive ou carrément l’exaspération vient au sein d’un groupe politique dont le silence du Chef est difficile à sonder ? Depuis un certain temps, l’avenir semble incertain pour les membres du front commun pour le Congo surtout à l’approche des élections. Les sociétaires de cette plateforme ont visiblement perdu la boussolle avant scrutins. Est ce pour ces raisons que la plupart des anciens du FCC ont quitté ce navire pour prendre place à bord du navire Union Sacrée ?

L’histoire démontre que ces pratiques sont propres aux politiques qui n’ont pas appris à perdre dignement. La démocratie est ainsi faite. Que gagne t-on en définitive en ralliant un camp adverse qui hier était opposant ? Aucun gain rationel si ce n’est de chercher une cagnotte de vie. Ces transhumants achetés à coups d’argent n’en restent que des traitres car la transhumance, c’est de la traitrise, de la trahison. Dans la vie tout comme en politique, l’histoire se répète souvent et parfois toujours. Au lendemain de la signature de l’accord global et inclusif de Sun City en Afrique du Sud, plusieurs personnalités avaient quitté leur parti pour rejoindre le camp de Joseph Kabila. Olivier kamitatu, Thambwe mwamba, Antoine ghonda, pour ne citer que ceux là, avaient laisser tomber la tunique Mlc pour arborer les couleurs de la majorité présidentielle autour de Joseph Kabila. Autour des 18 années de pouvoir du Président Joseph Kabila, plusieurs têtes d’affiches de l’opposition avaient changé des fusils d’épaules prétextant des raisons de « cohésion nationale ».un phénomène qui ne date pas des ces 20 dernières années.
Au lendemain de la mise en place du multipartisme, l’opposition face à Mobutu a été secouée par ce phénomène. Plusieurs membres de l’Usoral s’étaient retrouvés dans le camp de la mouvance présidentielle de Mobutu prétextant les mêmes raisons où presque… La plupart débauchés grâce a coups des billets de banques ou par quête de positionnement tout simplement..
Le phénomène est devenu récurrent et est considéré comme un fléau au sein de la classe politique congolaise en manque d’idéaux. Pour la plupart des politiques congolais, c’est au pieds de la mouvance au pouvoir qu’il faut se déverser peu importe les idéaux contraires. Comment mettre fin à cette pratique ? La tâche revient aux partis politiques dont l’une des missions est de former ses cadres et militants. Il faudra aussi un sursaut patriotique de la population pour retirer leur credit à ces politiques véreux qui changent des camps politiques à tout bout de champs.

La transhumance traduit la dimension la plus immonde de la politique. Comme les dictateurs, les transhumants finissent toujours mal. On espère un assainissement des mœurs politiques alors que le phénomène s’est aggravé.
La rédaction de b-onetv.cd


