Le président Félix Tshisekedi a décidé d’engager la République démocratique du Congo dans un processus de dialogue national, selon des sources proches des Églises. Une feuille de route devrait être publiée dans les prochains jours, d’après plusieurs sources recoupées.

Le chef de l’État s’est entretenu vendredi à Kinshasa avec des représentants de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC). Des responsables de l’Église de Réveil du Congo (ERC) ont également été reçus au cours de cette série de consultations.
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de la médiation menée depuis plusieurs mois par ces confessions religieuses, qui plaident pour un dialogue inclusif entre les forces politiques et sociales du pays. Leur démarche vise à créer un cadre d’échanges susceptible d’apaiser les tensions et de favoriser un consensus national sur les grandes questions du moment.
Les discussions interviennent dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC, mais aussi par les débats récurrents autour d’un éventuel changement constitutionnel. Ces sujets continuent d’alimenter les crispations au sein de la classe politique et de la société civile.

Selon des sources concordantes, les échanges entre Félix Tshisekedi et les délégations religieuses se sont déroulés dans un climat d’écoute. Le président aurait manifesté son ouverture à cette initiative, sans toutefois en dévoiler publiquement les contours précis à ce stade. La publication annoncée d’une feuille de route devrait permettre de clarifier les objectifs, les modalités et les acteurs appelés à prendre part à ce dialogue. Reste à savoir si cette nouvelle étape parviendra à réunir l’ensemble des forces vives du pays autour d’un même cadre de concertation.
Cette ouverture de Félix Tshisekedi marque un tournant politique important. En acceptant le principe d’un dialogue national porté par les Églises, le pouvoir cherche probablement à désamorcer plusieurs foyers de tension à la fois, notamment la crise sécuritaire à l’Est et les inquiétudes liées à l’avenir institutionnel du pays. Mais le succès de cette initiative dépendra de sa capacité à être réellement inclusive, transparente et crédible aux yeux de l’opposition, de la société civile et des populations concernées.
La rédaction de b-onetv.cd


