La Cour constitutionnelle a ouvert, ce samedi 18 octobre, l’année judiciaire 2025-2026 lors d’une cérémonie solennelle organisée dans la salle des Congrès du Palais du Peuple à Kinshasa. L’événement, rehaussé par la présence du président de la République Félix Tshisekedi — magistrat suprême — a mis en lumière les principes de l’État de droit et de l’indépendance de la justice, thèmes centraux de cette rentrée.
Prenant la parole devant un parterre d’autorités politiques et judiciaires, le président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta, a développé son allocution intitulée « De la fonction de régulation de la Cour constitutionnelle ». Il a rappelé que le rôle de cette institution dépasse la simple interprétation des lois :
« La régulation vise à garantir le bon fonctionnement des institutions et à prévenir tout abus de pouvoir, tout en protégeant les valeurs démocratiques et la stabilité de l’État de droit », a-t-il déclaré. Le président Kamuleta a en outre invité les législateurs congolais à intégrer, dans leur travail normatif, les avancées issues de la jurisprudence de la Cour afin d’assurer une meilleure cohérence du système juridique national.
De son côté, le procureur général près la Cour constitutionnelle, Moke Mayele John, a consacré sa mercuriale à la recherche d’un juste équilibre entre l’efficacité du contrôle constitutionnel et le respect des prérogatives des institutions. « Cet équilibre est le fondement même de la légitimité de la justice constitutionnelle dans notre pays », a-t-il affirmé.
La rentrée judiciaire a réuni de nombreuses personnalités : membres du gouvernement, chefs des corps constitués, hauts magistrats, diplomates et invités de marque. Tous ont salué l’importance de ce moment qui, au-delà de la tradition, réaffirme la place centrale de la justice dans le fonctionnement de la République.
Cette cérémonie marque ainsi une nouvelle étape dans la consolidation de l’indépendance du pouvoir judiciaire en République démocratique du Congo, un pilier essentiel de la gouvernance démocratique prônée par les institutions nationales.