En marge du 45ᵉ Sommet des Chefs d’État et de gouvernement de la SADC, le comité ministériel de la Troïka de l’Organe sur la politique, la défense et la sécurité s’est réuni vendredi à Madagascar, sous la présidence de Mahmoud Thabit Kombo, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de la République-Unie de Tanzanie.
Selon un communiqué officiel, les ministres ont passé en revue plusieurs sujets cruciaux liés à la paix et à la stabilité régionale, notamment : la situation sécuritaire et les réponses diplomatiques au conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) ; l’évolution de la situation politique et sécuritaire au Mozambique ; le règlement de l’affaire frontalière RDC–Zambie ; le bilan des processus électoraux récents dans la région ; la médiation, la prévention des conflits et les mécanismes de diplomatie préventive.
Dans son intervention, le secrétaire exécutif de la SADC, Elias Magosi, a réaffirmé l’attachement de l’organisation à la stabilité de l’Est de la RDC. « Bien que la mission de la SADC en RDC (SAMIDRC) ait achevé son mandat, la région reste déterminée à soutenir les efforts de paix », a-t-il déclaré.
Il a également salué les conclusions du Sommet conjoint CAE–SADC du 13 août, où les dirigeants africains ont convenu de fusionner les structures de médiation de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), de la SADC et de l’Union africaine (UA). Cette décision vise à renforcer la coordination et à harmoniser les efforts en matière de paix, tout en affirmant un leadership continental plus fort dans la résolution des conflits.
Organe spécialisé de la SADC, la Troïka est chargée de piloter les réponses aux menaces régionales pesant sur la paix et la sécurité. Sa structure repose sur un système de rotation annuelle, avec un président en exercice, un président entrant et un président sortant. Elle rend directement compte au président du Sommet de la SADC, mais les deux structures demeurent indépendantes : le président du Sommet ne peut cumuler les deux fonctions.
Son action est encadrée par le Protocole sur la coopération en matière de politique, de défense et de sécurité, qui définit ses responsabilités, ses méthodes de travail et ses priorités.


