Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a officiellement lancé, ce jeudi 27 novembre 2025, au Centre culturel des pays d’Afrique à Kinshasa, les travaux de la 3ᵉ édition du Colloque africain des soins infirmiers et obstétricaux (CASIO). Placé sous le thème : « Les infirmiers et les sages-femmes face aux défis de la couverture sanitaire universelle en Afrique », ce rendez-vous scientifique de quatre jours ambitionne de renforcer les compétences, encourager la collaboration et valoriser l’autonomie professionnelle de ces piliers du système de santé.
La salle comble témoignait de l’intérêt suscité par cet événement majeur. Des délégations venues de 17 pays africains parmi lesquels le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la RDC, la Côte d’Ivoire, le Gabon, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Niger, la République centrafricaine, le Sénégal, le Tchad et la Guinée ont répondu présent. Dans un geste symbolique empreint d’hospitalité, le ministre Roger Kamba a remis à chacun des chefs de délégation un emblème culturel congolais, reflet de l’identité et de la richesse patrimoniale de la RDC. Étaient également représentées les 26 provinces du pays, démontrant l’importance nationale accordée à cette plateforme d’échanges scientifiques
Dans son discours d’ouverture, le ministre n’a pas caché sa satisfaction : « Je suis très fier de constater cette initiative qui fédère toutes ces compétences essentielles pour notre chaîne de santé. » Roger Kamba a également tenu à rappeler la place stratégique des infirmiers et des sages-femmes dans la prise en charge sanitaire : « Un médecin ne peut pas poser un acte sans l’infirmier, mais un infirmier peut poser un acte sans médecin. Souvent, le médecin arrive lorsque tout a déjà été préparé par l’infirmier, et c’est encore l’infirmière qui poursuit le travail. »
Ces propos, salués par une salve d’applaudissements, ont souligné la nécessité de renforcer la reconnaissance de ces professionnels souvent en première ligne. Le colloque, ouvert depuis le 26 novembre et qui se poursuivra jusqu’au 28 novembre 2025, vise à déboucher sur des actions concrètes, notamment : une feuille de route orientée vers une solidarité structurée entre acteurs du secteur, des recommandations opérationnelles pour améliorer la formation, l’encadrement et l’exercice des soins infirmiers et obstétricaux.
Les participants espèrent que les conclusions de ces assises contribueront à faire avancer la couverture sanitaire universelle en Afrique, un défi majeur pour les systèmes de santé du continent.
Jehovani Mulumba


