Arrêté le 2 septembre par des individus se présentant comme des agents de l’Agence nationale de renseignements (ANR), Seth Kikuni avait sollicité une liberté provisoire, invoquant son état de santé fragile suite à une récente intervention chirurgicale, l’absence d’indices sérieux de culpabilité, ainsi que sa notoriété publique et sa résidence connue, éliminant ainsi le risque de fuite. Cependant, la chambre du conseil du tribunal a estimé que Seth Kikuni pourrait changer d’adresse à tout moment et échapper à la justice, justifiant ainsi son maintien en prison.
Seth Kikuni dénonce son arrestation comme une forme de persécution politique, allant à l’encontre des aspirations démocratiques de la République Démocratique du Congo (RDC). Les avocats de Seth Kikuni précisent que leur client est accusé d’incitation à la désobéissance civile et de propagation de fausses informations, des accusations liées à un discours qu’il a prononcé dans le Haut-Katanga. Seth Kikuni soutient que ses déclarations visent à exercer une vigilance citoyenne sur les actions du gouvernement, dans le cadre d’une opposition constructive pour préserver la démocratie congolaise.
Cette affaire a suscité de vives réactions au sein de l’opposition politique congolaise. Des figures comme Martin Fayulu, Olivier Kamitatu, et Claudel Lubaya ont dénoncé dans une tribune publique les dérives autoritaires du régime du président Félix Tshisekedi, condamnant ce qu’ils perçoivent comme une atteinte à la liberté politique et démocratique en RDC.
Emille Kayomba


